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Combien le G7 alloue-t-il à la lutte contre la sous-nutrition dans les pays en développement ?

Publié le 4 décembre 2018 dans Faits et chiffres

En 2018, une personne sur neuf dans le monde est encore sous-alimentée.

Après des années de baisse progressive, la faim a augmenté ces trois années consécutives à l’échelle mondiale, affectant 821 millions de personnes (chiffres 2017).

La sous-nutrition est à l’origine de 45% des décès des enfants de moins de 5 ans dans les pays en développement. D’un point de vue économique, le coût de la sous-nutrition est évalué à environ 3 milliards de dollar par an.

Pour cette raison, des investissements supplémentaires sont nécessaires pour prévenir la sous-nutrition et contribuer à réduire la pauvreté à long terme.

Situation actuelle des financements dans la sous-nutrition

De nombreux efforts ont déjà été accomplis par plusieurs pays en développement notamment via la hausse de leurs ressources domestiques (19,6 milliards de dollars mobilisés depuis 2013).

Du côté des bailleurs, l’aide publique au développement allouée à la nutrition demeure trop faible pour répondre aux besoins spécifiques existants et aider les gouvernements ou les autres agences de développement.

La nutrition doit être abordée selon une approche holistique incluant le renforcement des systèmes de santé. Les donateurs doivent prioriser autant les investissements sensibles que les interventions spécifiques.

Il manque 7 milliards de dollars pour atteindre les cibles globales concernant les retards de croissance, l’anémie, l’allaitement maternel exclusif et l’émaciation à l’horizon 2025. Pour combler ce manque de financement, l’aide publique au développement (APD) dédiée à la nutrition (estimée à 2% en 2018) devrait doubler.