Focus 2030
Abonnez-vous à la newsletter  |  fr  |   | 
fr    

Les maladies éradiquées dans le monde : ce que les français pensent ou savent

Publié le 19 décembre 2018 dans Sondages

Interrogés à partir d’une liste de cinq maladies (variole, paludisme, rougeole, polio et sida) sur l’éradication de l’une ou de plusieurs d’entre elles à travers le monde, les français démontrent qu’ils sont extrêmement nombreux à « ne pas savoir ». C’est même la réponse dominante quelle que soit la catégorie socio-démographique observée.

De façon générale, pour ceux qui sont en mesure de formuler une réponse, la connaissance des français à propos des maladies éradiquées est plutôt proche de la réalité. La variole est la plus fréquemment citée, vient ensuite la poliomyélite, en réalité proche de l’éradication, puis la rougeole.

Il est frappant de noter qu’entre 4% et 12% des français s’imaginent que le sida est une maladie éradiquée, tandis qu’entre 4% et 9% des français s’imaginent que le paludisme n’existe plus.

Les femmes sont un peu plus nombreuses que les hommes à savoir que la variole a été éradiquée. Les français âgés de plus de 50 ans semblent également mieux informés que les plus jeunes en la matière.

Les sympathisants de droite sont beaucoup moins bien informés sur l’éradication de la variole que les sympathisants de gauche. Ce sont les sympathisants du centre qui sont le mieux à même de répondre à cette question.

Le niveau d’étude s’avère le facteur le plus discriminant en la matière. 46% des français sans diplôme ne peuvent pas répondre à cette question, contre 26% des français au moins titulaires d’un bac + 5. Corrélation ou causalité, ces réponses font écho à la répartition des pourcentages obtenus à partir du niveau de revenu annuel.

Les français se disant préoccupés par la pauvreté dans le monde sont un peu plus à même de formuler une bonne réponse que ceux qui ne se déclarent pas du tout préoccupés.

Ces données sont issues de notre sondage réalisé par l’Institut YouGov et piloté par l’équipe de recherche du University College London et de l’Université de Birmingham dans le cadre du projet Aid Attitudes Tracker qui mesure l’évolution des opinions et comportements sur les enjeux de solidarité internationale dans quatre pays.


Lire aussi

Retrouvez la méthodologie du projet Aid Attitudes Tracker