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[title] => L’opinion des citoyens des pays du G7 sur les partenariats internationaux
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Enquête sondage de l’AFD - IFOP
Le 1er janvier 2026, la France a pris la présidence tournante du G7pour l'année 2026. C’est donc la France qui accueillera le sommet des chef·fe·s d'Etat et de gouvernement du G7 qui se tiendra à Évian du 15 au 17 juin 2026. Cette rencontre des dirigeants des pays du G7 sera axée sur « les grands défis actuels », en particulier les déséquilibres mondiaux, notamment macroéconomiques.
En amont de cet événement de portée internationale, l’Agence française de développement (AFD) a commissionné une enquête pour mesurer l’opinion des citoyens et citoyennes des pays du G7 sur les partenariats internationaux et l'aide au développement. Ce sondage a été réalisé par l’IFOP entre le 3 et le 7 avril 2026, auprès d’échantillons représentatifs de la population adulte des sept pays du G7 (1 000 personnes par pays).
Les résultats analysés dans cet article reflètent les opinions, connaissances et ressentis des citoyens issus du groupe des sept, - à savoir le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume‑Uni et les Etats-Unis - à propos des politiques de développement, de l'aide publique au développement et des principes qui devraient gouverner la coopération et la solidarité internationales.
Le rapport à l’actualité internationale
Une perception aiguisée et un intérêt assumé pour les enjeux internationaux
En moyenne, 73% des personnes interrogées dans les sept pays du G7 déclarent un « fort intérêt pour l’actualité internationale » (71% en France – 85% en Italie).
Invités à classer une liste d’enjeux internationaux (économiques, climat, sécurité, pauvreté & inégalités mondiales, migration, etc.), on peut identifier deux niveaux de priorités. A un premier niveau, les répondants ont désigné l’économie (60%), les guerres & conflits (58%) et autres enjeux de sécurité (56%), la malnutrition (50%) et le climat (47%) comme étant des enjeux majeurs.
A un second niveau de priorité, on remarque une série d’autres enjeux internationaux qui semblent être perçus comme un ensemble global indifférencié ce qui paraît témoigner d’une méconnaissance (partielle ou totale) de ces enjeux, de leur priorité et de leurs conséquences. On observe ainsi un écart maximum de 6 points de pourcentage entre la priorité minimale « les campagnes de désinformation et de manipulation des opinions » (40% - 61% en France) et « la pauvreté et les inégalités dans le monde » (46% - 57% en France).
Un niveau de préoccupation élevé à l’égard des difficultés des pays en développement conjugué à la conscience de l’interdépendance entre tous les pays du monde
65% des personnes interrogées se déclarent « concernées » par les difficultés des pays en développement (46% au Japon – 59% en France – 76% aux USA).
Parallèlement, en moyenne 64% des personnes interrogées réalisent la force des interdépendances mondiales. Elles estiment que ce qui se passera dans les pays en développement pourra avoir un « impact important » sur leur propre vie (52% en Allemagne – 71% en France – 74% au Japon).
Perception et représentation de la coopération internationale
Une vision prometteuse des politiques de coopération internationale
A partir d’une liste de définitions de la « politique de coopération internationale », en moyenne, 78% (71% en France) des personnes interrogées considèrent qu’il s’agit avant tout d’un « investissement de long terme dans l’intérêt des citoyens » (y compris ceux des pays donateurs) dès l’instant où « le monde est interconnecté ».
En second choix, les répondants ont sélectionné l’idée « d’obligation morale » (73% - 72% en France). En troisième et quatrième choix ex-aequo (71% - respectivement 63% et 64% en France), la définition des politiques de coopération internationale s’est portée sur une manière de gérer des problématiques à l’échelle planétaire :
enjeux environnementaux : maitriser la gestion des ressources naturelles
enjeux de santé : freiner la propagation des maladies infectieuses à l’échelle de la planète
La maitrise des flux migratoires ou le principe d’un « acte de charité » recueillent 65% d’adhésion (58% en France). A l’opposé, l’idée que la coopération internationale serait un « gaspillage d’argent public » est la représentation la moins souvent sélectionnée (49% en moyenne - 57% en France).
Un plébiscite en faveur du droit international
En moyenne sur les sept pays sondés, 86% (90% en France) des personnes interrogées mettent en avant le respect du droit international parmi les obligations incombant à chacun de leur pays respectif.
Vient ensuite la nécessite de « se protéger d’abord » sur le plan économique (83% - 90% en France), puis de « coopérer avec un maximum de pays » (80% - 73% en France).
Bien que ce sondage ait été réalisé dans une période où les conflits armés se multiplient, avoir « une armée puissante » se range en cinquième position sur les six proposées dans les pays du G7 (73% - 81% en France).