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Enquête sondage de l’AFD - IFOP

Le 1er janvier 2026, la France a pris la présidence tournante du G7 pour l'année 2026. C’est donc la France qui accueillera le sommet des chef·fe·s d'Etat et de gouvernement du G7 qui se tiendra à Évian du 15 au 17 juin 2026. Cette rencontre des dirigeants des pays du G7 sera axée sur « les grands défis actuels », en particulier les déséquilibres mondiaux, notamment macroéconomiques.

En amont de cet événement de portée internationale, l’Agence française de développement (AFD) a commissionné une enquête pour mesurer l’opinion des citoyens et citoyennes des pays du G7 sur les partenariats internationaux et l'aide au développement. Ce sondage a été réalisé par l’IFOP entre le 3 et le 7 avril 2026, auprès d’échantillons représentatifs de la population adulte des sept pays du G7 (1 000 personnes par pays). 

Les résultats analysés dans cet article reflètent les opinions, connaissances et ressentis des citoyens issus du groupe des sept, - à savoir le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume‑Uni et les Etats-Unis - à propos des politiques de développement, de l'aide publique au développement et des principes qui devraient gouverner la coopération et la solidarité internationales. 

Le rapport à l’actualité internationale

Une perception aiguisée et un intérêt assumé pour les enjeux internationaux

En moyenne, 73% des personnes interrogées dans les sept pays du G7 déclarent un « fort intérêt pour l’actualité internationale » (71% en France – 85% en Italie). 

Invités à classer une liste d’enjeux internationaux (économiques, climat, sécurité, pauvreté & inégalités mondiales, migration, etc.), on peut identifier deux niveaux de priorités. A un premier niveau, les répondants ont désigné l’économie (60%), les guerres & conflits (58%) et autres enjeux de sécurité (56%), la malnutrition (50%) et le climat (47%) comme étant des enjeux majeurs. 

A un second niveau de priorité, on remarque une série d’autres enjeux internationaux qui semblent être perçus comme un ensemble global indifférencié ce qui paraît témoigner d’une méconnaissance (partielle ou totale) de ces enjeux, de leur priorité et de leurs conséquences. On observe ainsi un écart maximum de 6 points de pourcentage entre la priorité minimale « les campagnes de désinformation et de manipulation des opinions » (40% - 61% en France) et « la pauvreté et les inégalités dans le monde » (46% - 57% en France). 

Un niveau de préoccupation élevé à l’égard des difficultés des pays en développement conjugué à la conscience de l’interdépendance entre tous les pays du monde

65% des personnes interrogées se déclarent « concernées » par les difficultés des pays en développement (46% au Japon – 59% en France – 76% aux USA).  

Parallèlement, en moyenne 64% des personnes interrogées réalisent la force des interdépendances mondiales. Elles estiment que ce qui se passera dans les pays en développement pourra avoir un « impact important » sur leur propre vie (52% en Allemagne – 71% en France – 74% au Japon). 

Perception et représentation de la coopération internationale

Une vision prometteuse des politiques de coopération internationale

A partir d’une liste de définitions de la « politique de coopération internationale », en moyenne, 78% (71% en France) des personnes interrogées considèrent qu’il s’agit avant tout d’un « investissement de long terme dans l’intérêt des citoyens » (y compris ceux des pays donateurs) dès l’instant où « le monde est interconnecté ». 

En second choix, les répondants ont sélectionné l’idée « d’obligation morale » (73% - 72% en France). En troisième et quatrième choix ex-aequo (71% - respectivement 63% et 64% en France), la définition des politiques de coopération internationale s’est portée sur une manière de gérer des problématiques à l’échelle planétaire : 

La maitrise des flux migratoires ou le principe d’un « acte de charité » recueillent 65%  d’adhésion (58% en France). A l’opposé, l’idée que la coopération internationale serait un « gaspillage d’argent public » est la représentation la moins souvent sélectionnée (49% en moyenne - 57% en France).

Un plébiscite en faveur du droit international

En moyenne sur les sept pays sondés, 86% (90% en France) des personnes interrogées mettent en avant le respect du droit international parmi les obligations incombant à chacun de leur pays respectif. 

Vient ensuite la nécessite de « se protéger d’abord » sur le plan économique (83% - 90% en France), puis de « coopérer avec un maximum de pays » (80% - 73% en France). 

Bien que ce sondage ait été réalisé dans une période où les conflits armés se multiplient, avoir « une armée puissante » se range en cinquième position sur les six proposées dans les pays du G7 (73% - 81% en France).

En 2019, 56% des personnes interrogées en France avaient classé les enjeux liés aux changements climatiques comme étant leur premier sujet de préoccupation personnelle. Ce pourcentage n'a cessé de décroître au fur et à mesure des vagues d'enquêtes, jusqu'à descendre à 38% en novembre 2025.

Ces dernières années, les flux migratoires ou les inégalités dans le monde génèrent un niveau de préoccupation plutôt constant. Tandis qu'au fur et à mesure que s'éloigne le souvenir du Covid-19, les personnes interrogées se soucient de moins en moins de l'enjeu sanitaire des pandémies, qui passe de 29% en octobre 2020 à 11% en novembre 2025.

En regardant de plus près, l'âge des répondants n'influe pas (ou peu) le niveau de préoccupation à l'égard des inégalités entre les riches et les pauvres, les nouvelles technologies ou l'intelligence artificielle, ou le risque de pandémie. En revanche, on remarque que :

Par rapport aux hommes, les femmes sont plus soucieuses des enjeux économiques (+6 points de pourcentage), des guerres (+ 4 points), des inégalités entre les riches et les pauvres (+5 points), ou des pays en développement en matière d'accès à l'éducation, à l'eau, à la santé (+6 points).

Par rapport aux femmes, les hommes sont plus soucieux des enjeux migratoires (+8 points), du populisme (+7 points), de la désinformation (+6 points), ou des nouvelles technologies (+5 points). En revanche, femmes et hommes ont le même niveau de préoccupation à l'égard du changement climatique.

Ces données sont issues de notre sondage réalisé par l’Institut YouGov et piloté par l’équipe de recherche du University College London et de l’Université de Birmingham dans le cadre du projet Development Engagement Lab visant à mesurer l’évolution des opinions, ressentis, connaissances & comportements sur les enjeux de solidarité internationale et sur les Objectifs de développement durable, dans quatre pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis).

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L’OCDE a publié, le 9 avril 2026, les données préliminaires des montants alloués par les pays donateurs à l’aide publique au développement (APD) en 2025.

Pour la deuxième année consécutive, les 33 pays du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE ont procédé en 2025 à un renoncement historique.

L’APD émise par les pays du CAD s’est élevée à 174,3 milliards de dollars en 2025, une baisse de 23,1 % par rapport à 2024 (-50 milliards de dollars en termes réels), pour s'établir à 0,26 % de leur richesse. Il s'agit de la plus forte baisse jamais enregistrée.

En particulier, 26 pays donateurs ont diminué leur budget alloué à la coopération internationale et ce, en dépit des besoins croissants à l’échelle internationale. A eux seuls, les cinq plus grands bailleurs du CAD sont responsables de 96 % de cette diminution : les États-Unis (-57 %), l'Allemagne (-17 %), la France (-11 %), le Royaume-Uni (-11 %) et le Japon (-6 %). 

Cette tendance devrait continuer en 2026, l'OCDE anticipant une baisse de 5,8 % cette année. 

Décryptage.

En 2025, l'APD enregistre la plus forte diminution de son histoire

Après un premier recul en 2024 (-6 % par rapport au pic de 2023), l’APD des pays donateurs du CAD a poursuivi sa chute en 2025, s’établissant à 174,3 milliards de dollars, soit une baisse de 23,1 % en termes réels par rapport à 2024. En conséquence du désengagement historique des États-Unis, l'Allemagne devient le premier donateur (29,1 milliards de dollars), suivie des États-Unis (29 milliards), du Royaume-Uni (17,2 milliards), du Japon (16,2 milliards) et de la France (14,5 milliards).

La baisse de l’APD en 2025 est généralisée à tous les types de financements. L'APD bilatérale enregistre la plus forte diminution (-26,4 %), en particulier les dons bilatéraux (-29,1 %). L'APD multilatérale recule pour la seconde année consécutive (-12,6 %), en particulier les contributions de base aux Nations unies (- 27%).

L'aide humanitaire diminue de 35,8 %, tandis que l'APD bilatérale consacrée à aux programmes, projets et coopération technique pour le développement chute de 26,3 %. Les coûts d’accueil des réfugiés dans les pays donateurs, qui peuvent être comptabilisés en APD la première année d’accueil, reculent de 22,1 %, mais représentent toutefois 13,2 % de l’APD totale.

 

Cette somme équivaut à 0,26 % du revenu national brut (RNB) combiné des pays du CAD, contre 0,34 % en 2024 et 0,37 % en 2023. Seuls quatre pays ont atteint l’objectif d’allouer 0,7 % de leur RNB à l’APD, pourtant adopté par les pays industrialisés en 1970 aux Nations unies : la Norvège, le Luxembourg, la Suède et le Danemark.

 

En 2025, l'aide publique au développement mondiale est revenue à son niveau de 2015, année de l’adoption des Objectifs de développement durable. 

 

Pour la deuxième année consécutive, les pays les moins avancés et les pays d'Afrique subsaharienne font les frais de ce renoncement, et enregistrent une baisse de 25,8 % et 26,3 %, respectivement. Si 23 pays ont augmenté leur soutien à l'Ukraine, ils n'ont su compenser le retrait des États-Unis (- 91 %), et l'APD bilatérale en faveur de l'Ukraine chute de 38,2 %, pour atteindre 10,3 milliards de dollars. 

La France demeure largement en retard sur sa propre trajectoire

L’APD de la France a atteint 14,5 milliards de dollars en 2025 (12,9 milliards d'euros), en baisse de 10,9 % par rapport à 2024 (-1,7 milliard de dollars en termes réels). Elle demeure ainsi à la 5ème place du classement des pays donateurs en volume, mais s'éloigne de la 4ème place. Ce recul est principalement dû à une baisse de ses contributions multilatérales.

Ce montant représente 0,42 % de son RNB, en contradiction avec la trajectoire pourtant inscrite dans la loi 2021 de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Celle-ci envisageait en effet l’atteinte symbolique de 0,7 % du RNB de la France dédiés à l’APD en 2025. La France est le 11ème pays bailleur en proportion de sa richesse.

La trajectoire de l’APD française ne devrait pourtant pas repartir à la hausse en 2026 : la loi de finances prévoit ainsi une coupe de 803 millions d’euros de la mission budgétaire aide publique au développement en 2026, la cinquième coupe en deux ans.

 

RÉACTIONS DES ONG

Coordination SUD : Aide publique au développement en 2025 : recul confirmé au niveau mondial, décrochage catastrophique pour la France

Action contre la faim : Chute de l'APD : des conséquences dramatiques sur la sécurité nutritionnelle mondiale 

CCFD-Terre solidaire : Chiffres 2025 de l'OCDE sur l'aide publique au développement (APD) : le CCFD-Terre solidaire alerte !

UNICEF France : Données préliminaires de l'OCDE sur l'APD : la plus forte baisse jamais enregistrée

ONE France : Réaction de ONE aux données préliminaires de l'OCDE sur l'APD en 2025

Oxfam France : Les coupes d'aides internationales tuent : la réaction d'Oxfam aux données préliminaires de l'OCDE sur les dépenses d'Aide publique au développement (APD) en 2025

À lire :

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Dossier

Dossier spécial : Présidence française du G7

Retrouvez notre dossier spécial pour connaître les enjeux liés à la Présidence française du G7 en 2026, comprendre les priorités politiques et suivre les dernières actualités.

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En 2026, la présidence française du G7 ambitionne de replacer les enjeux de financement du développement au cœur de l’agenda international. Dans un contexte de baisse brutale et inédite de l’aide publique au développement, ce décryptage, fondé sur les données de l’OCDE, analyse le poids des pays du G7 dans l’APD mondiale, l’évolution de leurs engagements et les priorités sectorielles qui orientent leurs financements.

Les pays du G7, piliers incontournables de l'aide publique au développement

En 2025, l’aide publique au développement (APD) de l’ensemble des pays membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE s’est élevée à 174,3 milliards de dollars, en baisse de 23 % par rapport à 2024. Ce recul continue la tendance amorcée en 2024 après plusieurs années de hausse et devrait continuer en 2026, avec une diminution estimée à 6 %. Ce retrait brutal s’inscrit dans un contexte de contraction de l'espace budgétaire et de priorisation des dépenses domestiques dans plusieurs pays donateurs, lorsqu'il n'est pas motivé pour des raisons idéologiques. Ainsi, 26 pays sur les 33 que compte le Comité d'aide au développement de l'OCDE ont diminué leur effort financier en 2025.

Malgré ce recul quasi généralisé, les sept pays du G7 conservent un rôle prépondérant : ils représentaient à eux seuls les deux tiers de l’APD mondiale en 2025 (69 %). Ce poids considérable confère au G7 une responsabilité particulière dans l’orientation des politiques de solidarité internationale, tant par les volumes de financement mobilisés que par les priorités sectorielles qu'il impulse.

En conséquence du désengagement historique des États-Unis en 2025, l'Allemagne est devenue le premier pays donateur, son APD atteignant 29,1 milliards de dollars. Les États-Unis occupent la deuxième place (29 milliards), suivis du Royaume-Uni (17,2 milliards) et du Japon (16,2 milliards). La France occupe la 5e place avec 14,5 milliards de dollars, tandis que l’Italie (7,3 milliards) et le Canada (7,2 milliards) affichent des volumes plus modestes.

L'analyse de l'effort de solidarité internationale de chaque pays en proportion de sa richesse nationale (ratio APD/RNB) confirme un essoufflement marqué. Alors qu'ils sont censés respecter l'objectif de l'ONU fixé à 0,7 %, aucun membre du groupe ne l'atteint, l'Allemagne restant en tête avec 0,56 % malgré une chute importante par rapport à son pic de 2022 (0,85 %). Le Royaume-Uni (0,43 %) et la France (0,42 %) confirment leur désengagement progressif, tandis que les États-Unis, bien que premiers donateurs en volume financier, ferment la marche avec seulement 0,09 % de leur RNB consacré à l'APD.

De l’accélération des années 2000 au recul de 2025 : la trajectoire de l’APD du G7

L'évolution de l'APD des membres du G7 depuis 1976 révèle une tendance à la hausse, avec une accélération particulièrement marquée à partir des années 2000, interrompue en 2024. L’APD cumulée des pays du G7 représentait environ 60 milliards de dollars au début des années 2000, pour atteindre 178 milliards en 2023 (en termes réels), avant un recul en 2024, amplifié en 2025. Ces dynamiques reflètent à la fois des engagements politiques renouvelés, notamment autour des Objectifs du millénaire pour le développement en 2000 puis des Objectifs de développement durable en 2015, et des réponses ponctuelles à des crises humanitaires et géopolitiques majeures.

Ces engagements se heurtent désormais à un retournement brutal et historique. Les coupes opérées par l'ensemble des pays du G7 (hormis le Japon et l'Italie) pourraient ramener le niveau de leur APD plus d'une décennie en arrière. La coupe de plus de la moitié de l'APD des États-Unis en 2025 a constitué un choc majeur pour le financement du développement à l’échelle internationale. En France, les réductions engagées depuis 2023 ramènent sa contribution à un niveau équivalent à celui de 2017, effaçant une décennie de progression. L’Allemagne, pourtant historiquement parmi les ra [image] => https://focus2030.org/wp-content/uploads/2026/02/template-logo-dossier-special1.png [url] => https://focus2030.org/financement-du-developpement-international-le-poids-decisif-des-pays-du-g7-a-lheure-du-desengagement/ [type_article] => Array ( [0] => Décryptages ) [type_sondage] => [theme] => Array ( [0] => Financement du développement [1] => G7 ) [sousthemes] => Array ( [0] => Financement du développement (ODD) [1] => G20 ) [pays] => Array ( ) [organisme] => Array ( ) [type reponse] => Array ( ) ) [4] => Array ( [objectID] => 10873 [title] => Le G7 et l’égalité de genre : une priorité en dents de scie [title_question] => [timestamp] => 1775520000 [date] => 07/04/2026 [descriptif] => Dossier spécial : Présidence française du G7 Retrouvez notre dossier spécial pour connaître les enjeux liés à la Présidence française du G7 en 2026, comprendre les priorités politiques et suivre les dernières actualités. Consulter le dossier spécial ➔ Présidence française du G7 2026 : un test pour l’agenda de l’égalité femmes-homme En 2026, la France […] [text] =>

Dossier

Dossier spécial : Présidence française du G7

Retrouvez notre dossier spécial pour connaître les enjeux liés à la Présidence française du G7 en 2026, comprendre les priorités politiques et suivre les dernières actualités.

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Présidence française du G7 2026 : un test pour l’agenda de l’égalité femmes-homme

En 2026, la France assure la présidence du G7, sept ans après le sommet de Biarritz en 2019. Cette échéance intervient dans un contexte transformé : montée des régimes conservateurs, recul des droits des femmes et des filles, fragilisation du multilatéralisme et remise en cause de l’aide publique au développement.

Cette présidence coïncide également avec les cinq ans du Forum Génération Égalité, organisé à Paris en 2021 pour accélérer les engagements internationaux en faveur de l’égalité de genre.  

Dans la continuité de son engagement en faveur d’une diplomatie féministe, réaffirmé lors de l’accueil de la quatrième conférence ministérielle sur les diplomaties féministes en octobre 2025, la présidence française du G7 intervient dans un contexte de recomposition des priorités internationales et d’évolution des politiques de financement et de coopération internationale. Dans ce cadre, la France est attendue sur sa capacité à mobiliser le G7 comme levier de réponse coordonnée face aux reculs observés en matière de droits des femmes et des filles et de financements dédiés. Décryptage.

Historique de l'égalité de genre comme thématique au G7

L’égalité de genre constitue un axe récent de l’agenda du G7. Elle est officiellement intégrée comme priorité politique en 2018 sous présidence canadienne, avec la création du Gender Equality Advisory Council (GEAC), chargé de formuler des recommandations aux chef·fe·s d’État et de gouvernement. En 2019, la France prolonge cette dynamique en reconduisant le GEAC et en faisant de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité transversale de l’ensemble des travaux. L’accent est mis sur le renforcement des cadres législatifs, l’accès à l’éducation, l’autonomisation économique des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre.  

Depuis, les présidences successives (Royaume-Uni en 2021, Allemagne en 2022, Japon en 2023, Italie en 2024, Canada en 2025) ont maintenu cette thématique, avec des niveaux d’ambition variables. En 2026, l’approche tend à se structurer autour d’une intégration transversale, notamment via les discussions sur les politiques de développement, plutôt que par la tenue d’une réunion ministérielle spécifiquement dédiée au genre. 

Des outils de suivi renforcés, mais encore limités

Depuis 2009, le G7 publie tous les trois ans un rapport évaluation de ses engagements en matière de développement, dont ceux consacrés à l’égalité de genre. La présidence française de 2019 a coordonné la publication du rapport de Biarritz sur les engagements du G7 en faveur du développement, qui dresse un état des lieux des progrès accomplis. 

Depuis 2022, les mécanismes de suivi se sont renforcés avec la mise en place du G7 Dashboard on gender gaps. Développé par l’OCDE à la demande du G7 cet outil constitue le premier mécanisme de suivi et de redevabilité consacré aux engagements des pays du G7 en la matière. Il propose chaque année une série d’indicateurs comparables à l’échelle internationale permettant d’analyser les inégalités de genre dans différents domaines socio-économiques.

Voir les rapports de 2024, 2024 et 2025.

Le G7 et le financement de l'égalité femmes-hommes

Les membres du G7 représentent en 2025 plus des deux tiers de l’aide publique au développement (APD) mondiale et jouent un rôle d’impulsion pour mobiliser des financements publics et privés en faveur des Objectifs de développement durable. Leur influence s’est illustrée à travers leur contribution déterminante à des mécanismes multilatéraux comme le https://focus2030.org/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-07-at-17.16.54.jpeg [url] => https://focus2030.org/le-g7-et-legalite-de-genre-une-priorite-en-dents-de-scie/ [type_article] => Array ( [0] => Décryptages ) [type_sondage] => [theme] => Array ( [0] => G7 ) [sousthemes] => Array ( [0] => Aide publique au développement [1] => Financement de l'égalité femmes-hommes (EFH) [2] => G20 ) [pays] => Array ( ) [organisme] => Array ( ) [type reponse] => Array ( ) ) [5] => Array ( [objectID] => 12944 [title] => L’égalité de genre dans la philanthropie en France : état des lieux d’un engagement encore limité [title_question] => [timestamp] => 1775520000 [date] => 07/04/2026 [descriptif] => Comment expliquer le sous-financement persistant de l'égalité de genre par la Philanthropie ? Pour répondre à cette question, la Coalition pour une Philanthropie Féministe, regroupant de douze bailleurs, a mandaté l’Agence Phare pour analyser la place de l’égalité de genre dans la philanthropie française. Publiée en 2025, cette étude vise à identifier, quantifier et analyser les financements consacrés à cette cause. Synthèse des résultats clés de l’étude et pistes d’action. [text] =>

Alors que l’égalité de genre est largement reconnue comme un levier de justice sociale et de développement, elle demeure insuffisamment financée dans le champ philanthropique. Ce décalage s’inscrit dans un contexte international marqué par une montée des mouvements « anti-genre », opposés aux droits des femmes et aux minorités de genre, fortement structurés et financés.

À l’échelle mondiale, la majorité des organisations de défense des droits des femmes et des filles opèrent avec des ressources limitées : beaucoup disposent de budgets annuels inférieurs à 30 000 dollars US et 31 % d’entre elles de moins de 5 000 dollars US. Selon l’OCDE, seuls 8 % des financements philanthropiques destinés au développement dans le monde ciblent le genre, soit 1,8 milliards de dollars US par an en moyenne sur la période 2022-2023.

Dans le même temps, les financements en faveur de mouvements anti-genre atteignent des montants significatifs, estimés à au moins 1,18 milliard de dollars US en Europe entre 2019 et 2023 selon le rapport The Next Wave du Forum parlementaire européen (EPF). La France contribue à ces flux, avec 165,7 millions de dollars US provenant de bailleurs français, ce qui positionne la France comme principale source de financement de des mouvements en Europe, après la Hongrie.

Dans ce contexte, les ressources mobilisées en faveur de l’égalité de genre apparaissent en décalage avec l’ampleur des enjeux. Les financements dédiés aux droits des femmes restent limités, tandis que des acteurs opposés à ces droits renforcent leurs capacités d’action.

Comment expliquer ce sous-financement persistant ? Pour répondre à cette question, la Coalition pour une Philanthropie Féministe, regroupant de douze bailleurs et crée en 2021, a mandaté l’Agence Phare pour analyser la place de l’égalité de genre dans la philanthropie française. Publiée en 2025, cette étude vise à identifier, quantifier et analyser les financements consacrés à cette cause.

Synthèse des résultats clés de l’étude et pistes d’action.

Une cause encore largement sous-financée

L’étude met en évidence un écart entre l’urgence des enjeux et les financements mobilisés. En France, seuls 7 % des fonds philanthropiques, soit environ 140 millions d’euros par an, sont consacrés à l’égalité de genre.

Au-delà des montants, l’étude révèle une implication encore partielle des structures philanthropiques :

En France, l’égalité de genre occupe une place minoritaire dans la philanthropie

43 %
des structures déclarent qu’elles ne financent aucun projet pour l’égalité de genre
29 %
des structures déclarent qu’elles financent une minorité de projets pour l’égalité de genre
12 %
des structures déclarent qu’elles financent une majorité de projets pour l’égalité de genre
16 %
des structures déclarent qu’elles financent exclusivement des projets pour l’égalité de genre
0%10%20%30%40% 50%60%70%80%90%100%
¾ des structures philanthropiques déclarent qu’elles ne financent pas du tout ou de façon minoritaire des projets pour l’égalité de genre.

Au total, près de trois quarts des structures financent peu ou pas du tout l’égalité de genre.

Même parmi les structures engagées, les efforts restent souvent limités : 36% y consacrent moins de 10% de leurs financements. Seul un quart environ y consacre plus de la moitié de leur budget.

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Unique forme de redistribution des richesses entre nations pour lutter contre la pauvreté, les inégalités et le changement climatique à l’échelle du monde, l’aide publique au développement (APD) fait souvent l’objet de raccourcis, d’incompréhensions voire de controverses. L’APD relève pourtant d’une définition bien précise et correspond aux financements publics accordés par des pays donateurs pour soutenir le développement économique et social de pays à revenu faible ou intermédiaire, sous forme de dons ou de prêts

Décryptage ⬇️

Enseignements clefs 

Faits et chiffres  📉

L’aide publique au développement (APD) apparaît après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la reconstruction de l’Europe autour du Plan Marshall. Dans le contexte des décolonisations et de la Guerre froide, l’APD s’étend progressivement aux pays nouvellement indépendants.   

Elle s’inscrit aujourd’hui dans le cadre des Objectifs de développement durable adoptés en 2015 par les Nations unies. Au fil des décennies, certains pays autrefois destinataires de l’aide publique au développement sont devenus à leur tour des pays donateursà l’instar de la Corée du Sud

Les critères permettant de déterminer quels financements entrent dans le champ de l’APD sont fixés par le Comité d’aide au développement (CAD), un organe de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) regroupant 33 pays donateurs et l’Union européenne. Le CAD collecte les données sur les montants, l’origine et l’usage de l’APD sur la base des déclarations des pays membres.
Selon les règles du CAD, une dépense est considérée comme de l’APD si elle répond à quatre conditions : 
- Provenir de ressources publiques (États, collectivités locales) d’un pays donateur,
- Avoir pour destinataire l’un des 143 pays en développement éligibles (liste élaborée par le CAD), 
- Être accordée sous forme de dons ou de prêts à conditions plus favorables que le marché
- Poursuivre des objectifs de développement. 

L’APD totale des 33 pays membres du CAD s’élève à 174,3 milliards de dollars (0,26 % en moyenne de leur RNB), en baisse drastique depuis 2024 après cinq années record. L’APD bénéficie aujourd’hui en premier lieu à l’Ukraine, puis à l’Afrique subsaharienne, à l’Asie du Sud et au Moyen-Orient. Elle se concentre principalement sur l’aide humanitaire d’urgence, l’accueil des réfugiés dans les pays donateurs, ainsi que sur la santé et l’éducation, mais couvre aussi le soutien budgétaire, la gouvernance, les infrastructures, le climat et la sécurité alimentaire.


La France se classe au 5e rang des pays donateur en volume, avec 12,9 milliards d’euros d’APD en 2025, derrière l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon. Elle ne figure toutefois qu’au 11e rang des donateurs si l’on rapporte ce montant à la richesse nationale, soit 0,42 % de son revenu national brut (RNB). La France demeure ainsi loin de l’objectif international de consacrer 0,7 % de son RNB, un engagement adopté aux Nations unies en 1970 et consacré par la loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, adoptée en 2021 à l’unanimité des groupes politiques. 

Contrairement à une idée reçue, l’aide publique au développement ne finance pas uniquement des projets de terrain ou des contributions à des organisations internationales et des ONG.

Une partie des montants comptabilisés concerne des dépenses sur le territoire national. Ainsi, 21 % de l’APD de la France en 2024 (3 milliards d’euros) finance des actions menées en France. La première année des frais d’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés, les bourses et frais de scolarité d’étudiants étrangers, les actions de sensibilisation à la solidarité internationale auprès du public, et les frais administratifs viennent ainsi « gonfler » de manière non négligeable les montants de l'APD.

Quand l’APD finance des dépenses en France : l’exemple des frais d’écolage et des frais d’accueil des réfugiés

Aïssatou, étudiante sénégalaise, fait partie des étudiants originaires des 143 pays bénéficiaires de l’APD accueillis en France. L’État estime le coût de leur f [image] => https://focus2030.org/wp-content/uploads/2026/04/LogoFicheThematiqueAPD1-768x489.png [url] => https://focus2030.org/fiche-1-quentend-on-par-aide-publique-au-developpement/ [type_article] => Array ( [0] => Décryptages [1] => Faits et chiffres ) [type_sondage] => [theme] => Array ( [0] => Financement du développement ) [sousthemes] => Array ( [0] => Egalité femmes-hommes (ODD) [1] => Financement de l'égalité femmes-hommes (EFH) ) [pays] => Array ( ) [organisme] => Array ( ) [type reponse] => Array ( ) ) [7] => Array ( [objectID] => 12766 [title] => CSW70 : un vote sous tension pour les droits des femmes [title_question] => [timestamp] => 1775001600 [date] => 01/04/2026 [descriptif] => La 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70) s’est tenue à New York du 9 au 19 mars 2026. Les États membres y ont adopté des conclusions concertées axées sur l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles. Fait inédit dans l’histoire de la Commission, le texte final n’a pas été adopté par consensus mais par vote : 37 États ont voté en faveur, six se sont abstenus et un (les États-Unis) s’y est opposé. Cette rupture avec la pratique établie met en lumière des divisions croissantes entre les États sur des enjeux clés, notamment l’égalité de genre, les droits sexuels et reproductifs et, plus largement, le rôle des normes internationales en matière de droits des femmes. [text] =>

La 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW70), s’est tenue à New York du 9 au 19 mars 2026. Organe fonctionnel du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), la Commission, créée en 1946 et composée de 45 États membres, constitue le principal forum intergouvernemental dédié à la promotion de l’égalité de genre et à l’autonomisation des femmes.

Chaque année, la CSW réunit des États membres, des agences onusiennes et des organisations de la société civile autour d’un thème prioritaire pour évaluer les progrès accomplis, identifier les défis persistants et orienter l’action publique à l’échelle internationale. Ces négociations aboutissent à l’adoption de « conclusions concertées », qui servent de référence pour les politiques publiques relatives aux droits des femmes.

En 2026, ces conclusions portaient sur l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles. Pour la première fois dans l’histoire de la Commission, le texte final n’a pas été adopté par consensus, mais par vote : 37 États ont voté en sa faveur, six se sont abstenus et un s’y est opposé (les États-Unis). Ce précédent met en lumière un durcissement des clivages entre États sur plusieurs notions centrales liées à l’égalité de genre, aux droits sexuels et reproductifs et, plus largement, aux normes internationales en matière de droits des femmes.

Décryptage.

Un cadre multilatéral fragilisé par des recompositions institutionnelles et financières

Cette 70e session de la commission s’est déroulée sur fond de recul global des droits des femmes dans plusieurs régions du monde, de crise du multilatéralisme et de raréfaction des financements internationaux. La baisse généralisée de l’aide publique au développement, conjuguée au démantèlement de l’agence de développement américaine USAID, à l’annonce du retrait des États-Unis d’ONU Femmes en début de l’année 2026 et à l'extension du « Global Gag rule », a fragilisé l’architecture institutionnelle existante et réduit les capacités d’action du système onusien.

Parallèlement, le projet de fusion entre ONU Femmes et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), dans le cadre de la réforme des Nations unies « UN80 », suscite des interrogations sur une possible évolution des mandats et des priorités de ces agences. Plusieurs organisations alertent sur le risque de voir les enjeux propres à l’égalité femmes-hommes perdre en visibilité dans un cadre institutionnel plus large, au moment même où les attaques contre les droits des femmes s’intensifient. 

Des conclusions concertées centrées sur l’accès à la justice

Dans ce contexte, les États membres ont négocié des conclusions concertées consacrées au thème « Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice ». Le texte final appelle à renforcer les cadres juridiques, à lutter contre les discriminations systémiques et à améliorer la prise en charge des violences basées sur le genre.

Ces orientations répondent à un constat alarmant : selon les Nations unies, les femmes ne disposent en moyenne que de 64 % des droits juridiques accordés aux hommes. Des lacunes persistent, notamment la prise en compte du consentement dans la définition du viol, l’égalité salariale ou encore la lutte contre le mariage des enfants.

Le texte adopté affirme que l’accès à la justice constitue une condition essentielle de l’égalité de genre tout au long de la vie. Il identifie des obstacles persistants : lois et pratiques discriminatoires, des normes sociales défavorables, des inégalités de pouvoir ainsi que des formes de discriminations multiples (liées par exemple, au handicap, à l’origine ou au statut migratoire).

Les conclusions adoptées à la CSW70 s’inscrivent dans la continuité de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin de 1995. Elles fixent plusieurs priorités internationales pour renforcer l’accès à la justice des femmes et des filles :

Principaux axes du texte : 

  • Droits sexuels et reproductifs (DSSR) : réaffirmation de l’engagement en faveur de l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs.
  • Violences de genre : renforcement des engagements pour prévenir et répondre aux violences, y compris celles facilitées par les technologies et en ligne
  • Conflits et crises : attention accrue à l’accès à la justice et aux réparations en contextes humanitaires et de conflit, notamment pour les violences sexuelles.
  • Intersectionnalité : reconnaissance claire des discriminations multiples comme obstacle majeur à l’accès à la justice.
  • Société civile : importance de garantir des espaces sûrs et des financements durables pour les organisations engagées.

Le texte appelle les États et les partenaires à engager des réformes structurelles, à supprimer les dispositions discriminatoires, à renforcer l'accessibilité, l'inclusivité et la sensibilité au genre des systèmes judiciaires, tout en assurant une mise en œuvre effective des engagements internationaux.

À l’ouverture de la CSW70, neuf gouvernements engagés dans l’initiative SheDecides ont en outre publié une déclaration conjointe réaffirmant leur attachement aux droits sexuels et reproductifs et à l’autonomie corporelle, illustrant le niveau de tension entourant désormais ces questions dans les enceintes multilatérales.

Un vote historique, signe d’un multilatéralisme sous pression

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Présidence française du G7 : quelle ambition en faveur de la lutte contre les inégalités mondiales et du développement ?

En 2026, la France assure la présidence du G7, dont le Sommet des chef·fe·s d'Etat est prévu à Évian du 15 au 17 juin 2026. Cette séquence s’inscrit en parallèle de la présidence américaine du G20, dont le Sommet se tiendra les 14 et 15 décembre 2026 à Miami. Elle intervient dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques durables, des déséquilibres macroéconomiques persistants et une augmentation documentée des besoins de financement pour le développement durable et la lutte contre le changement climatique. Dans ce cadre, la capacité des enceintes de gouvernance économique internationale à produire des orientations communes opérationnelles constitue un enjeu central.

La présidence française du G7 ouvre ainsi une séquence de discussions sur la coordination des politiques publiques, la mobilisation des financements internationaux et la place des biens publics mondiaux. Elle pose également la question du rôle des formats restreints comme le G7 dans un système international plus fragmenté que jamais depuis la seconde guerre mondiale, face à des défis qui dépassent largement le périmètre de ses membres. À l’approche de cette échéance, Focus 2030 se mobilise pour contribuer au débat public, nourrir les réflexions et renforcer le dialogue entre pouvoirs publics, institutions internationales et acteurs de la société civile, en s’appuyant sur des analyses factuelles et des données.

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Qu’est-ce que le G7 aujourd’hui ?

Créé en 1975, le G7 rassemble à l’origine les principales économies avancées afin de coordonner leurs réponses aux crises économiques mondiales. Il réunit aujourd’hui : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, ainsi que l’Union européenne.

Le poids du G7 aujourd'hui dans le monde :

Le G7 n’est ni une organisation internationale ni un forum décisionnel formel. Il demeure toutefois un espace informel d’influence politique, capable d’orienter les priorités économiques, financières et de développement à l’échelle mondiale.

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Les priorités de la présidence française du G7 en 2026 : les déséquilibres mondiaux en question

Le Sommet des chefs d’État et de gouvernement du G7 se tiendra en juin 2026 à Évian (15-17 juin), en présence des pays membres du G7 ainsi que de plusieurs grands pays émergents invités. À ce stade, la participation du Kenya et de l'Inde est confirmée, potentiellement le Brésil et la Corée du Sud (en attente de confirmation), et d’autres puissances émergentes pourraient également être associées aux travaux.

Face à un contexte politique polarisé, la présidence française a opté pour une stratégie axée sur les constats (diagnostics partagés) plutôt que sur la recherche immédiate de solutions contraignantes qui pourraient bloquer les négociations. L'objectif est de maintenir le dialogue avec l'ensemble des partenaires, notamment les États-Unis, en identifiant des points de convergence (comme l'efficacité de l'a [image] => https://focus2030.org/wp-content/uploads/2026/01/copy-template-logo-dossier-special-9.jpg [url] => https://focus2030.org/g7-france-2026-comprendre-les-enjeux-suivre-lactualite/ [type_article] => Array ( [0] => Dossier spécial ) [type_sondage] => [theme] => Array ( [0] => G7 ) [sousthemes] => Array ( [0] => Aide publique au développement [1] => Architecture financière internationale [2] => Financement du développement (ODD) [3] => G20 ) [pays] => Array ( ) [organisme] => Array ( ) [type reponse] => Array ( ) ) [9] => Array ( [objectID] => 10970 [title] => CHAT 2030 : l’IA qui décrypte les grands défis planétaires [title_question] => [timestamp] => 1773187200 [date] => 11/03/2026 [descriptif] => Pour faciliter l’accès aux contenus publiés sur son site, Focus 2030 met à disposition CHAT 2030, un outil conversationnel fondé sur l’intelligence artificielle ( IA ) et conçu comme un point d’entrée vers ses analyses, ses données et ses ressources. À partir de questions formulées en langage naturel, cette interface d’IA permet d’identifier plus rapidement […] [text] =>

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Pour faciliter l’accès aux contenus publiés sur son site, Focus 2030 met à disposition CHAT 2030, un outil conversationnel fondé sur l’intelligence artificielle ( IA ) et conçu comme un point d’entrée vers ses analyses, ses données et ses ressources. À partir de questions formulées en langage naturel, cette interface d’IA permet d’identifier plus rapidement une publication, de retrouver un chiffre clé ou d’accéder à un contenu utile sur les enjeux de développement international. CHAT 2030 s’inscrit dans la mission de Focus 2030 : rendre les données et les analyses plus accessibles, plus lisibles et plus facilement mobilisables par les acteurs du développement, comme par toute personne souhaitant s’informer sur les enjeux de solidarité internationale.

À qui s'adresse CHAT 2030 ?

En facilitant l’accès aux contenus publiés par Focus 2030, CHAT 2030 peut appuyer le travail des organisations et acteurs de la société civile, des chercheur·euse·s, des journalistes, des décideur·euse·s publics, comme de toute personne souhaitant accéder plus rapidement à des informations vérifiées, sourcées et contextualisées sur les enjeux du développement international. Les réponses proposées reposent sur les publications de Focus 2030 et privilégient un traitement neutre, fondé sur les faits, les données disponibles et les sources mobilisées.

CHAT 2030 constitue une première étape dans le développement d’outils destinés à améliorer l’accès aux connaissances, aux données et aux ressources produites par Focus 2030. Le dispositif continuera d’évoluer pour renforcer la qualité des réponses, faciliter l’identification des sources pertinentes et améliorer l’expérience d’utilisation.

CHAT 2030 : interroger les contenus de Focus 2030 plus rapidement

CHAT 2030 est un outil conversationnel conçu pour faciliter l’accès aux contenus publiés sur Focus2030.org. À partir d’une question formulée en langage naturel, l’outil repère les passages les plus pertinents dans les publications de Focus 2030 et restitue une réponse synthétique fondée sur ces contenus.

CHAT 2030 permet notamment de :

  • retrouver rapidement une information présente dans un décryptage, une analyse ou une note publiée par Focus 2030 ;
  • obtenir une synthèse sur un sujet traité sur le site ;
  • accéder plus facilement aux pages et aux sources utiles ;
  • mieux situer un chiffre, une donnée ou un indicateur lié aux enjeux du développement international.

Pensé comme une interface de recherche, CHAT 2030 facilite l’exploration d’un volume important de contenus et oriente les personnes qui l’utilisent vers les ressources les plus utiles.

La version actuelle de CHAT 2030 ne remplace pas un travail de rédaction approfondi. Les réponses générées s’appuient exclusivement sur les contenus et les données déjà disponibles sur Focus2030.org. CHAT 2030 ne génère pas non plus de graphiques, d’images ou d’éléments visuels : les réponses sont fournies sous forme de texte.

CHAT 2030 : comment l’outil fonctionne ?

CHAT 2030 repose sur une combinaison d’intelligence artificielle, de recherche documentaire et de génération de texte. Lorsqu’une question est posée, le système analyse la requête, identifie dans une base de connaissances interne les extraits les plus pertinents issus des contenus publiés par Focus 2030, puis formule une réponse synthétique et structurée à partir de ces éléments.

Les contenus du site ont été préparés et organisés en amont pour permettre au système de retrouver rapidement les informations utiles. Cette architecture permet de maintenir les réponses dans le périmètre des publications de Focus 2030 et des données disponibles sur le site.

CHAT 2030 : quelle technologie est mobilisée ?

D’après les éléments transmis, CHAT 2030 utilise la technologie d’intelligence artificielle développée par OpenAI.

L’outil fonctionne avec une mémoire courte de conversation. Il peut prendre en compte les messages échangés au cours d’une même discussion pour assurer la continuité de l’échange. En revanche, il ne conserve pas de mémoire d’une session à l’autre.

CHAT 2030 a été configuré par Focus 2030 pour s’adapter aux thématiques du site et à la nature des informations publiées par l’organisation.

CHAT 2030 : où sont hébergées les données ?

L’infrastructure technique du chatbot est gérée par Focus 2030. Les données mobilisées par le système sont hébergées sur un serveur dédié de Focus 2030 situé en France.

CHAT 2030 : quelles données sont utilisées ?

La protection des données et la transparence sur le fonctionnement de l’outil constituent des points d’attention du projet. CHAT 2030 n’a pas pour objet d’identifier les personnes qui l’utilisent et ne collecte pas d’informations personnelles à cette fin.

Les questions posées et les réponses générées peuvent toutefois être enregistrées sous une forme anonymisée dans une base interne. Ces données servent à suivre le fonctionnement du chatbot, à mesurer son usage et à améliorer progressivement la qualité des réponses.

Pour préserver la confidentialité des échanges, il importe de ne pas saisir d’informations personnelles, sensibles ou confidentielles dans le chatbot.

Pour plus d'informations, nous vous invitons à visiter la Politique de confidentialité du site web de Focus 2030.

Pour utiliser CHAT 2030 cliquez ici.

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Édito

Le 8 mars est traditionnellement l’occasion de dresser un point d’étape sur les progrès réalisés en matière d’égalité de genre. 

Sans nul doute, l’édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes n’aura rien d’une célébration. Elle s’impose comme un tournant, celui d’un recul inédit

Entre montée des mouvements anti-droits, attaques contre les politiques de diversité, équité et inclusion (DEI), expansion du Global Gag Ruleretrait des États-Unis d’agences onusiennes et chute des financements internationaux, les obstacles vers l’égalité femmes-hommes se multiplient. 

Au rythme des progrès actuels, 300 ans seraient encore nécessaires pour l'atteindre, alertent les Nations unies. 

78 millions de femmes en âge de procréer n’ont pas accès aux méthodes contraceptives de leur choixune femme meurt toutes les deux minutes en raison de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, une femme sur trois a déjà subi des violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie…

Face au backlash à l'oeuvre, un mouvement international se mobilise – États, diplomates, parlementaires, ONG, mouvements féministes – en faveur des droits des femmes et des filles.

Au-delà du 8 mars, la 70è Commission de la condition de la femme des Nations unies qui se tiendra à New York du 9 au 19 mars 2026, Women Deliver, la conférence mondiale des mouvements féministes organisée fin avril à Melbourne, et le G7 sous présidence française seront autant d’occasions pour reprendre le contrôle face aux reculs des droits des femmes. 

Découvrez le dossier spécial de Focus 2030 qui, données et témoignages à l’appui, dresse un panorama des défis à relever et des leviers d’action à mobiliser pour faire de l’égalité une réalité concrète pour toutes et tous. 

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Inégalités femmes-hommes : l’ampleur des défis en faits et chiffres

Alors que quatre années seulement séparent la communauté internationale de 2030, date butoir pour l’atteinte des Objectifs de développement durable des Nations unies (ODD), l’égalité femmes-hommes demeure hors de portée. Si des avancées notables sont observées dans l’accès à l’éducation, à la santé ou en matière de participation politique, les progrès enregistrés demeurent fragiles et inégaux. Entre 2019 et 2022, quatre pays sur dix ont connu une stagnation ou un recul des droits des femmes, concernant plus d’un milliard de femmes et de filles. 

Ces tendances contrastent avec le rôle central de l’égalité femmes-hommes dans l’Agenda 2030 : 73 % des 169 cibles des ODD en dépendent directement ou de manière significative. En effet, les inégalités se manifestent à toutes les étapes de la vie. À l’échelle mondiale, près d’une fille sur cinq est mariée avant ses dix-huit ans, et une femme sur trois a déjà subi des violences conjugales et/ou sexuelles au cours de sa vie. 

Les écarts persistent également sur le marché du travail. Les femmes ne représentent que 39 % de la population active, restent surreprésentées dans les emplois les moins rémunérés et sont payées en moyenne 20 % de moins que les hommes. Seulement 4 % des femmes dans le monde vivent dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes. Les inégalités salariales entre les femmes et les hommes représentent une perte de richesse mondiale de 160 000 milliards de dollars.

En outre, les conflits, la multiplication des chocs économiques et l'impact du changement climatique amplifient les inégalités existantes. Les femmes et les filles comptent ainsi parmi les populations les plus exposées à ces crises, et 351 millions d'entre elles pourraient toujours vivre sous le seuil de l'extrême pauvreté en 2030. Au rythme des progrès actuels, ONU Femmes estime que près de 300 ans seront encore nécessaires pour atteindre l’égalité femmes-hommes. 


Coupes budgétaires : des conséquences préoccupantes pour les populations et les organisations

Les coupes dans l’aide publique au développement n'épargnent pas les financements alloués à l’égalité femmes-hommes : depuis janvier 2025, ils figurent même parmi les principales cibles de l’administration étasunienne, qui a procédé à des coupes historiques de ses financements à destination des droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR). Selon les estimations du Center for Global Development (CGD), les financements des États-Unis à destination de la planification [image] => https://focus2030.org/wp-content/uploads/2026/03/copy-template-logo-dossier-special-13.jpg [url] => https://focus2030.org/dossier-special-etat-des-inegalites-femmes-hommes-dans-le-monde-en-2026/ [type_article] => Array ( [0] => Dossier spécial ) [type_sondage] => [theme] => Array ( [0] => Égalité femmes-hommes ) [sousthemes] => Array ( [0] => Aide publique au développement [1] => Architecture financière internationale [2] => Financement du développement (ODD) [3] => G20 ) [pays] => Array ( ) [organisme] => Array ( ) [type reponse] => Array ( ) ) [11] => Array ( [objectID] => 9927 [title] => ⚠️ 22 millions de morts d’ici 2030 : le prix du renoncement [title_question] => [timestamp] => 1770940800 [date] => 13/02/2026 [descriptif] => La newsletter mensuelle de Focus 2030 dresse une synthèse – exhaustive – de l’actualité de la solidarité internationale à destination des acteurs du développement et des citoyen·ne·s engagé·e·s. Pour la recevoir, n’hésitez pas à vous inscrire. ⚠️ 22 millions de morts d’ici 2030 : le prix du renoncement Focus 2030, l’association qui accompagne les acteurs de […] [text] =>

La newsletter mensuelle de Focus 2030 dresse une synthèse – exhaustive – de l’actualité de la solidarité internationale à destination des acteurs du développement et des citoyen·ne·s engagé·e·s.

Pour la recevoir, n’hésitez pas à vous inscrire.

⚠️ 22 millions de morts d’ici 2030 : le prix du renoncement