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Pour 64% des français·e·s, la France doit contribuer davantage au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Publié le 3 juillet 2019 dans Sondages

64%

En dépit des contraintes qui pèsent sur les finances publiques abondamment débattues dans les médias, 64% des français·e·s sont favorables à ce que la France s’engage à augmenter sa contribution financière pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans le monde. La question contextualise cette interrogation à l’occasion « d’une conférence internationale », en l’occurrence la conférence internationale de reconstitution du Fonds mondial, qui se tiendra à Lyon le 10 octobre 2019.

18% des français·e·s ne sont pas véritablement d’accord, mais n’expriment pas non plus une opinion marquée contre cet engagement de la France à financer davantage la lutte contre le sida.

Finalement, seul·e·s 6% des français·e·s s’opposeraient clairement à cet engagement.

Davantage financer la lutte contre les Pandémies : une certitude chez les jeunes, un enjeu plus marqué chez les sympathisant·e·s de gauche

L’âge ne fait pas radicalement varier les opinions des français·e·s face à cette question. En revanche, les plus jeunes (moins de 25 ans), sont quasiment deux fois plus nombreux·ses que les répondant·e·s plus âgé·e·s (55 ans +) à déclarer ne pas pouvoir répondre à cette question. En d’autres mots, les plus jeunes ne paraissent pas plus opposé·e·s à ce que la France s’engage à augmenter sa contribution pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme, mais elles·ils expriment sans doute ne pas être autant que leurs aîné·e·s en mesure de se positionner quant à l’importance de cette cause. Peut-être est-ce une manière d’exprimer qu’à l’échelle domestique au moins, il s’agirait là de maladies du passé ?

Quand les français·e·s sont interrogé·e·s sur le financement, par le gouvernement, de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à l’occasion d’une « conférence internationale », l’orientation politique des répondant·e·s s’avère la variable la plus prédictive vis-à-vis des opinions exprimées.

Ainsi, 79% des sympathisant·e·s de gauche se disent favorables à un plus grand engagement de la France, 72% des sympathisant·e·s du centre partagent la même opinion, contre seulement 55% des sympathisant·e·s de droite.

Comme sur beaucoup d’autres questions interrogeant une plus grande contribution financière de la France à l’égard d’enjeux qui ne sont pas spécifiquement domestiques, les mêmes opinions sont plutôt partagées entre les sympathisant·e·s de gauche et du centre, tandis qu’une vraie différence est à noter chez les sympathisant·e·s de droite.

En l’occurrence, sur cette question, les électeurs de Jean Luc Mélenchon et ceux d’Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles de 2017 ont rigoureusement le même profil : 75% d’entre eux sont favorables à une augmentation de la contribution de la France, contre 56% des électeurs de François Fillon.

On notera que même les électeurs de Marine Le Pen sont majoritairement (51%) favorables à ce que la France s’engage à augmenter sa contribution financière au Fonds mondial alors que cet électorat est traditionnellement peu enclin à soutenir des politiques publiques mises en œuvre en dehors des frontières hexagonales.


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