Le Mécanisme de financement mondial (GFF) : catalyser les investissements en santé des femmes, des enfants et des adolescents
Publié le08/12/2025.
Le Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (Global Financing Facility ou GFF) est un partenariat mondial, hébergé par la Banque mondiale, qui vise à garantir que les femmes, les enfants et les adolescents du monde entier puissent survivre et s’épanouir.
Le GFF a été lancé en 2015 afin de combler le déficit de financement existant dans les domaines de la santé des femmes, des enfants et des adolescents, et de la nutrition. Il apporte actuellement un appui à 36 pays à revenu faible et intermédiaire d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, affichant les taux de mortalité maternelle, néonatale et juvénile les plus élevés et des déficits de financement trop importants pour leur permettre de lutter contre ces problèmes.
Le GFF aide les pays à prioriser leurs activités sur la base de données fiables, à financer de manière adéquate les activités ayant le plus d’impact, à mobiliser leurs ressources pour garantir la durabilité des investissements, et à mettre en place des systèmes solides et durables.

Fonctionnement
Le GFF n’est pas un fonds « classique » fournissant seulement une aide financière au développement. Son rôle est plutôt de mobiliser des ressources supplémentaires de la part d’un éventail de partenaires faisant partie du mécanisme, tout en assurant l’alignement et la complémentarité des ressources.
Le GFF fournit un appui pour identifier au sein d’un « dossier d’investissement », dans un pays donné et sur la base de données fiables, un ensemble d’investissements dits « prioritaires », capables de changer la donne, d’accélérer les progrès réalisés et de placer les pays sur la trajectoire requise pour atteindre les Objectifs de développement durable.
Les investissements comprennent des interventions en matière de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente et de nutrition, des interventions qui renforcent les systèmes de santé (par exemple, formation des personnels de santé, amélioration des données sanitaires), et des approches multisectorielles pour améliorer les résultats de santé et de nutrition à travers des secteurs comme l’éducation ou la protection sociale.
Aux niveaux nationaux, le processus du GFF est piloté par les pays, qui réunissent autour du dossier d’investissement de nombreuses autres parties prenantes (bailleurs bilatéraux et multilatéraux, organisations de la société civile, fondations, etc.) pour identifier les résultats à atteindre et apporter le financement nécessaire à leur atteinte.
Le Fonds Fiduciaire du GFF a été créé afin de catalyser ce processus. Le Fonds fournit un financement pour appuyer le travail préparatoire, rassembler les partenaires, identifier les priorités et résoudre certains goulets d’étranglement, mais il n’est pas censé combler le déficit de financement à lui seul. Son rôle consiste plutôt à mobiliser des volumes plus importants de ressources gouvernementales nationales, de financements de l’Association internationale de développement (IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), de financements extérieurs alignés et de ressources du secteur privé. Cette approche met l’accent sur un meilleur rapport qualité-prix pour chacune de ces sources de financement, en améliorant leur efficacité et en les axant sur la réalisation de résultats.
Cette approche permet également à des pays de réduire leur dépendance à l’égard de l’aide publique au développement et de progressivement la remplacer par ces nouvelles ressources.
Source : Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents.
Impact sur les enjeux de santé mondiale
Dans ce cadre, chaque dollar investi par le GFF en faveur de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente et de la nutrition, favorise des financements plus conséquents de la part des autres partenaires.
À la suite de l’engagement du GFF, le pourcentage médian de financements de l’Association internationale de développement (IDA) dans les pays soutenus par le GFF allouée à la santé reproductive, maternelle, néonatale, de l’enfant et de l’adolescent, et à la nutrition a augmenté de 38 %.
Dans les 36 pays où le GFF opère, 160 millions de femmes enceintes ont ainsi eu accès à au moins quatre visites prénatales, 195 millions ont accouché dans des conditions sûres, et l’accès renforcé à des méthodes modernes de contraception a permis d’éviter 386 millions de grossesses non désirées.
Actualités
Lancée en décembre 2025, la stratégie 2026-2030 « Cap sur 2030 : transformer les systèmes de santé, sauver des vies » réaffirme l’ambition du GFF : mettre fin aux décès évitables de femmes, d’enfants et d’adolescents, via la fourniture de services de santé et de nutrition et la transformation des systèmes de santé des pays.
Tout au long de l’année 2026, le partenariat cherchera à mobiliser le financement nécessaire pour assurer la mise en œuvre de cette stratégie.
Le GFF est également co-leader de la coalition d’action sur les Droits et la santé sexuels et reproductifs du Forum Génération Égalité, qui s’est tenu à Paris du 30 juin au 2 juillet 2021. Dans ce cadre, il a lancé un plan d’accélération des droits et de la santé sexuels et reproductifs, en collaboration avec le Canada, les Pays-Bas, la Norvège, le Royaume-Uni, la Fondation Buffet et la Fondation Bill & Melinda Gates.
Réponse à la pandémie de Covid-19
Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le GFF était l’une des organisations multilatérales co-organisatrices de l’Accélérateur ACT (ACT-A), allouant des subventions spécifiques pour répondre au besoin de renforcement des systèmes de santé pour mieux répondre à la crise, et pour le maintien des services de santé essentiels.







