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    Fil d’actualité

    18 novembre

    #DevoirDeVigilance

    Le 13 novembre, le Parlement européen a adopté le paquet « Omnibus I », qui vise notamment à alléger les obligations réglementaires des entreprises concernant leur devoir de vigilance en matière de respect des droits humains et de l’environnement. En relevant les seuils d’application de cette directive aux entreprises de plus de 5 000 employés et 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, cette réforme affaiblit fortement la portée de la réglementation européenne. Amnesty international dénonce un « brutal démantèlement des normes » et la FIDH un « recul normatif dangereux ». 

    13 novembre

    #ODD7 #Énergie

    Selon le World Energy Outlook 2025 de l’Agence internationale de l’énergie (IEA), 730 millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité, et près de 2 milliards dépendent de modes de cuisson polluants, illustrant l’écart persistant en matière d’accès à une énergie moderne et propre.

    12 novembre

    #COP30

    La COP30 a marqué des avancées importantes, avec l’adoption du Belém Gender Action Plan (GAP) 2025-2034 qui, pour la première fois, prend en considération les questions du travail de soins exercé par les femmes, de la santé des femmes et des violences liées au genre. Parmi les mesures concrètes figurent la prise en compte d’indicateurs genrés pour le suivi de l’adaptation, ainsi que la mobilisation de 300 millions de dollars pour soutenir des projets de santé dirigés par des femmes. Enfin, 92 pays ont soutenu la « Friends of Gender Statement » qui promeut la participation effective des femmes dans les instances de décision climatique.

    7 novembre

    #PLF2026

    Le gouvernement français prévoit une nouvelle réduction de 704 millions d’euros de son APD en 2026, avec une baisse particulièrement marquée de l’aide multilatérale et de l’aide humanitaire. Face à ces reculs, des parlementaires de tous horizons ont publié dans le Nouvel Obs une tribune appelant à « sauver l’aide publique au développement », et ont adopté des amendements au projet de loi de finances 2026, afin d’une part de réaffecter à la solidarité internationale le produit de la taxe sur les transactions financières et de la taxe sur les billets d’avion, et d’autre part de renforcer les crédits en faveur de la solidarité internationale de la santé mondiale.

    7 novembre

    #Transition

    Selon l’Institute for Health Metrics and Evaluation, les financements internationaux en faveur de la santé ont chuté d’au moins 21 % en 2025 par rapport à 2024, perturbant l’accès aux services de santé essentiels dans de nombreux pays. Dans ce contexte, l’OMS publie des orientations à l’intention des pays, sur les moyens de contrer les effets immédiats et à long terme de cette chute.

    31 octobre | Changement climatique

    #AfricaClimateSummit


    Les dirigeants africains réunis en Éthiopie lors du second Africa Climate Summit (ACS-2) ont adopté la Déclaration d’Addis-Abeba et l’appel à l’action sur le changement climatique. La Déclaration préconise une augmentation massive des financements climatiques en faveur de l’Afrique, sous forme de subventions plutôt que de prêts afin de ne pas aggraver le fardeau de la dette. Elle prévoit notamment le lancement de deux mécanismes, l’Africa Climate Innovation Compact (ACIC) et l’African Climate Facility (ACF), chargés de mobiliser 50 milliards de dollars par an afin de financer des solutions climatiques locales.

    31 octobre

    #RoadToBelém

    L’année dernière, la COP29 a débouché sur un nouvel objectif de financement climatique, ou New Collective Quantified Goal (NCQG) : mobiliser un montant de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035, provenant de sources publiques, privées, bilatérales et multilatérales. Le NCQG comprend également un objectif plus ambitieux, plus proche du montant nécessaire pour répondre aux besoins identifiés : 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035. Les États-parties ne s’étaient jusque-là pas accordés sur la manière dont sera mobilisée cette somme : à la suite d’une série de consultations, les présidences brésilienne et azerbaidjanaise de la COP publieront une proposition de feuille de route le 27 octobre. En avril, la présidence brésilienne a également créé un Cercle des ministres des Finances afin de soutenir ce processus.

    31 octobre

    #AGNU

    Lors du Sommet sur le climat organisé en marge de l’AGNU, le Secrétaire général de l’ONU a appelé à l’élaboration de nouveaux plans climatiques ambitieux d’ici 2035 et à un accord mondial crédible à la COP30 pour accélérer la transition énergétique, mettre fin à la déforestation et garantir la justice climatique. Près de 100 pays ont présenté ou annoncé leurs nouvelles NDCs, dont le Brésil (zéro déforestation d’ici 2030) et l’Union européenne (neutralité climatique en 2050). Plusieurs pays, dont la Turquie et l’Australie, se sont portés candidats pour accueillir la COP31 en 2026. Emmanuel Macron a soutenu pour sa part la création de crédits carbone entre États, des objectifs contraignants sur le méthane et la restauration des écosystèmes, en particulier les océans et les forêts primaires.

    31 octobre

    #Océans

    Selon le Planetary Boundaries Science Lab, sept des neuf limites planétaires sont désormais franchies, la dernière en date étant l’acidification des océans (+30 à 40 % depuis l’ère préindustrielle), une menace directe pour la biodiversité marine et la sécurité alimentaire mondiale. Dans ce contexte, une avancée majeure est à saluer : le traité sur la biodiversité en haute mer (BBNJ) entrera en vigueur le 17 janvier 2026, deux ans seulement après son adoption historique. Grâce aux ratifications du Maroc et de la Sierra Leone, le seuil des 60 ratifications a été atteint, ouvrant la voie à la création d’aires marines protégées et à un meilleur soutien aux pays en développement.

    31 octobre

    #Education #PME

    Alors même que 270 millions d’enfants et de jeunes dans le monde ne sont pas scolarisés, les financements pour l’éducation subissent une baisse sans précédent. L’UNICEF s’inquiète de la réduction annoncée de 3,2 milliards de dollars d’ici 2026 de l’APD consacrée à l’éducation (-24 % par rapport à 2023), qui pourrait déscolariser six millions d’enfants supplémentaires, dont un tiers vit dans des contextes de crise humanitaire. En parallèle, le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) lance sa campagne 2026-2030, « Multiplier les possibles », coorganisée par le Nigéria et l’Italie, afin de mobiliser 15 milliards de dollars pour transformer les systèmes éducatifs de 750 millions d’enfants dans 96 pays et permettre à 23 millions de personnes de sortir de la pauvreté. Cette ambition est d’autant plus cruciale que, selon les dernières données de la Banque mondiale, les enfants représentent 30 % de la population mondiale, mais plus de la moitié des personnes vivant avec moins de 3 dollars par jour.

    31 octobre

    #PLF2026

    En deux ans, la France a réduit de plus de 2 milliards d’euros son budget alloué à la solidarité internationale, et a renoncé aux taxes solidaires qui, chaque année, permettaient de consacrer 738 millions d’euros à la préservation du climat et à la promotion de la santé et de l’éducation dans le monde. Alors que le gouvernement Bayrou entendait poursuivre sur cette voie, les ONG françaises de solidarité internationale, par la voix de Coordination SUD, sonnent l’alerte rouge et appellent le prochain gouvernement à faire mieux et le Président à ressusciter ses propres taxes solidaires.

    31 octobre

    #SensDesPriorités

    En 2024, les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 700 milliards de dollars, soit 13 fois plus que le montant alloué à l’aide publique au développement. L’APD a enregistré l’an passé un recul de 7 %, chutant à 212 milliards de dollars. Dans un nouveau rapport, les Nations unies s’alarment de voir la militarisation du monde capter des ressources essentielles au développement durable et à la paix et relève qu'une augmentation de 1 % des dépenses militaires se traduit par une baisse de 1 % des dépenses publiques en matière de santé dans les pays à revenu faible et intermédiaire, mais aussi dans les pays européens, comme le souligne Le Monde.