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    Note d’analyse n°4 : Migrations et développement

    Publié le 10/07/2021.

    La question de l’aide publique au développement a été remise à l’agenda politique après les flux migratoires observés ces dernières années entre les deux rives de la mer Méditerranée.

    Télécharger la note d’analyse n°4 ici

    Dans ce contexte, les migrations internationales sont de plus en plus prises en compte dans le cadre de la définition des politiques d’aide publique au développement dans un mélange des genres qui interroge et génère des inquiétudes chez de nombreux acteurs du développement et de la solidarité internationale.

    Cette articulation entre deux problématiques différentes, les phénomènes migratoires d’un côté et l’aide publique au développement de l’autre, s’appuie sur des éléments factuels parfois contre-intuitifs.

    S’agissant du statut particulier des personnes réfugiées, si depuis 2015, leur nombre a augmenté dans les pays de l’OCDE et particulièrement en Europe, ce sont néanmoins les pays en développement qui continuent aujourd’hui d’accueillir la très grande majorité (85 %) des réfugiés à travers le monde.

    La part du coût d’accueil des réfugiés dans l’aide publique au développement (APD) mondiale s’élevait en 2019 à 9,7 milliards USD, soit 12 % de l’aide totale des pays du Comité d’aide au développement de l’OCDE. Cela représente moitié moins qu’en 2016, année où elle a atteint 17 milliards.

    La nouvelle politique migratoire de l’Union européenne n’hésite pas à faire de l’aide publique au développement l’un des outils de contrôle des migrations, au détriment de l’atteinte des objectifs de développement durable.

    Cette politique est largement décriée par les ONG qui refusent que l’octroi de l’aide publique au développement puisse être conditionné à une meilleure gestion des flux migratoires par les pays d’origine, proposition soutenue par un nombre grandissant de décideurs politiques.

    Loin de la vision sécuritaire qui caractérise la plupart des politiques migratoires actuelles, le phénomène des migrations internationales peut être vu au contraire comme un facteur non négligeable de développement tant pour les pays d’origine que pour ceux de transit et d’accueil.

    Les transferts financiers des migrants représentent ainsi une manne conséquente qui participe à l’amélioration des conditions de vie de leur famille et plus globalement au développement local. En 2019, le montant des envois de fonds des migrants à destination des pays en développement s’est élevé à 548 milliards USD, un niveau record dépassant les investissements directs à l’étranger (534 milliards) et l’aide publique au développement (152 milliards). En 2020, les envois de fonds des migrants ont moins diminué qu’anticipé du fait de la pandémie de Covid-19, avec un recul de 1,6 % par rapport à 2019, pour atteindre 540 milliards USD.

    Pour en savoir davantage sur l’articulation entre la question des migrations internationales et l’aide publique au développement, une note d’analyse est disponible en cliquant ici.

    Pour aller plus loin :

     Les Notes de SUD : Comment l’aide publique au développement est-elle utilisée pour servir les politiques migratoires ? – 7 décembre 2020.

    Pour aller plus loin
  • Note d’analyse n°4 : Développement et migrations, quel rôle pour l’aide publique au développement ?
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