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Note d’analyse n°12 : L’aide publique au développement pour l’éducation

Publié le 28 mai 2021 dans Décryptages

L’aide publique au développement pour assurer l’accès de tous à l’éducation

En 2015, 264 millions d’enfants et de jeunes en âge d’être scolarisés dans l’enseignement primaire ou secondaire ne l’étaient pas. Malgré de grands progrès accomplis depuis le début des années 2000, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en matière d’éducation n’ont donc pas été atteints. En Afrique subsaharienne, en particulier, seules trois filles sur quatre commencent l’école primaire et moins d’une fille sur dix termine le secondaire.

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Pour atteindre l’Objectif de développement durable n°4 (ODD 4), visant à « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie », les questions du financement, de la qualité et du suivi des progrès dans le secteur de l’éducation sont essentielles. Mais au rythme actuel des financements, le retard sera d’au minimum 50 ans par rapport à l’objectif d’une éducation pour tous d’ici à 2030. De fait, l’aide internationale est peu focalisée sur les pays les plus pauvres et insuffisamment consacrée à l’éducation de base.

La France illustre pleinement cette tendance. Si l’éducation constitue l’un des premiers postes de dépenses de l’aide publique au développement (APD) française, avec plus de 1,2 milliard d’euros, ce chiffre masque en réalité une aide à l’éducation encore très peu focalisée sur les populations des pays prioritaires, notamment en Afrique subsaharienne. Par ailleurs l’APD française est composée majoritairement de bourses et de frais d’écolages destinés aux étudiants étrangers qui viennent étudier en France.

Cette situation a commencé à être corrigée avec l’annonce, à Dakar en février 2018, d’un soutien de 200 millions d’euros au Partenariat mondial pour l’éducation couvrant la période 2018-2020 et la promesse de 100 millions d’euros supplémentaires en dons pour l’aide bilatérale française à l’éducation de base.

Des raisons d’être optimistes ?

Il faut noter que le taux d’achèvement des études en primaire dans les pays pauvres est passé de 57 % en 2002 à 71 % en 2014 pour les filles, et de 68 à 75 % pour les garçons. De la même manière, entre 2000 et 2015, le taux d’alphabétisme des adultes est passé de 81,5 % à 86 %.

Des réalités préoccupantes ?

Après avoir enregistré une baisse au début des années 2000, les taux de non-scolarisation n’ont pratiquement pas évolué à partir de 2010. On compte ainsi plus de 100 millions de jeunes ne sachant pas lire, dont plus d’un sur quatre en Afrique subsaharienne et dans les pays à faible revenu. Parmi les plus défavorisés se trouvent les filles des zones rurales éloignées et les enfants vivant dans un pays fragile ou touché par un conflit.


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