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A l’occasion du G7, les français·e·s hiérarchisent leurs préoccupations en fonction d’un niveau de sensibilisation qui fait écho aux enjeux qui résonnent à l’échelle nationale

Publié le 16 juillet 2019 dans Sondages

Bien qu’il s’agisse d’un événement international traitant de problématiques à l’échelle mondiale, sans trop de surprise, les choix prioritaires des français·e·s semblent faire écho à des préoccupations abondamment débattues nationalement ou dont les répercussions sont clairement identifiées à l’échelle domestique. C’est le cas notamment de la lutte contre le terrorisme perçue comme un enjeu sécuritaire contemporain primordial par des français·e·s qui n’ont pas oublié les épisodes récents auxquels la France a été confrontée (43%). C’est aussi le cas du financement de l’Etat à travers la taxation des multinationales (39%) ou des questions environnementales (37%).

Mis en concurrence avec d’autres préoccupations, les sujets plus classiques relatifs au développement et à la solidarité internationale sont moins plébiscités : la faim dans le monde (34%), l’accès à l’éducation en Afrique (31%), les droits des femmes dans le monde (27%), la protection sociale dans les pays en développement (23%), la santé dans les pays en développement (27%), ou la réduction des écarts de salaire entre les hommes et les femmes (26%).

Les priorités soulignées en faveur d’une taxation des multinationales ou du financement des changements climatiques observées à l’aulne de l’âge, des sympathies politiques ou du niveau d’éducation

On peut être surpris par l’intérêt porté à la question de la taxation des entreprises multinationales qui illustre l’attention portée aux revendications de nombreuses ONG et la mise à l’agenda de la taxe GAFA par le ministre de l’Economie et des finances dans le cadre du G7 Finances.

En l’occurrence, quand il s’agit de classer les priorités de ce que la France devrait mettre à l’agenda du prochain G7 (Biarritz, août 2019), les électeur·trice·s d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon (au premier tour de l’élection présidentielle de 2017) sont largement les plus favorables à la taxation des multinationales (45%). Sur ce classement, les électeur·trice·s de Benoît Hamon (gauche traditionnelle) ou de François Fillon (droite traditionnelle) sont identiques (34%), très proches des opinions des électeur·trice·s de Marine Le Pen (37%).

Cette initiative est également d’autant plus soutenue que les répondant·e·s sont plus éduqué·e·s.

En 3ème position, parmi les priorités des français·e·s, figure le financement de la lutte contre les changements climatiques, une opinion qui a tendance à décroitre avec l’âge tandis qu’elle augmente à mesure que les répondant·e·s déclarent un niveau d’éducation élevé. De façon peut-être contre-intuitive, les sympathisant·e·s du centre priorisent cet enjeu devant les sympathisant·e·s de gauche (44% contre 40%).

Ces données sont issues de notre sondage réalisé par l’Institut YouGov et piloté par l’équipe de recherche du University College London et de l’Université de Birmingham dans le cadre du projet Development Engagement Lab visant à mesurer l’évolution des opinions, ressentis, connaissances & comportements sur les enjeux de solidarité internationale et sur les Objectifs de développement durable, dans quatre pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis).


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