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La diplomatie féministe : une nouvelle dynamique plébiscitée par 64% des français·e·s

Publié le 9 juillet 2019 dans Sondages

64%

La France, dans le cadre du G7, s’est officiellement engagée à désormais promouvoir une « diplomatie féministe ». Malgré le caractère potentiellement clivant du mot « féministe », 64% des français·e·s approuvent cette décision (dont 23% fortement) contre seulement 6% qui désapprouvent l’adoption par la France d’une diplomatie féministe pour promouvoir le droit des femmes sur la scène internationale.

En regardant de plus près, cette « diplomatie féministe » est particulièrement plébiscitée par 71% des femmes tandis que 51% des hommes en soutiennent l’idée ou que 30% d’entre eux préfèrent se ranger dans une opinion intermédiaire (ni n’approuve ni ne désapprouve).

Les jeunes de moins de 25 ans sont également beaucoup plus favorables (71%) que leurs aîné·e·s à l’adoption d’une diplomatie féministe.

La diplomatie féministe, une initiative « ni de droite ni de gauche » très largement adoubée par les sympathisants du centre et de gauche

Sur ce projet de « diplomatie féministe » initiée par la France en 2019 pour promouvoir le droit des femmes sur la scène internationale, les sympathisant·e·s de gauche et du centre partagent le même soutien à hauteur de 74%, c’est à dire + 20% comparé au soutien des répondant·e·s qui se déclarent de droite. N’oublions pas pour autant que malgré ce clivage politique, quelles que soient les sympathies politiques, les français·e·s sont majoritairement en faveur de cette action en faveur du droit des femmes.

En regardant de plus près, les électeur·trice·s d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle sont les plus nombreux·ses à soutenir une diplomatie féministe à hauteur de 76%, contre 73% des électeur·trice·s de Jean Luc Mélenchon et 65% des électeur·trice·s de Benoît Hamon. On voit que le candidat du « ni de droite – ni de gauche » est parallèlement celui qui remporte, à l’instar du candidat de la gauche radicale, le plus d’adhésion en faveur d’une dynamique qui s’avère nouvelle et innovante, au moins dans sa formulation.

À noter que les électeur·trice·s de Marine Le Pen sont également plus nombreux·ses (60%) que celles et ceux de François Fillon (53%) à soutenir une diplomatie féministe et finalement très proches des électeur·trice·s de Benoît Hamon (64%)

Ces données sont issues de notre sondage réalisé par l’Institut YouGov et piloté par l’équipe de recherche du University College London et de l’Université de Birmingham dans le cadre du projet Development Engagement Lab visant à mesurer l’évolution des opinions, ressentis, connaissances et comportements sur les enjeux de solidarité internationale, mais aussi les Objectifs de développement durable, dans quatre pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis.


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