Focus 2030
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Note d’analyse n°5 : inégalités de genre, droits sexuels et santé reproductive, et développement

Publié le 30 juillet 2019 dans Décryptages

La lutte contre les inégalités de genre et la promotion des droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR) sont devenues des enjeux majeurs au sein des politiques d’aide publique au développement, tant au niveau des bailleurs de fond, des gouvernements des pays en développement que des ONG et mouvements sociaux.

Télécharger la note d’analyse n°5 ici

À la différence des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’agenda post-2015 fait de la promotion de l’égalité femmes-hommes un thème central du développement durable. L’ODD 5 : « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » est un socle transversal à tous les Objectifs du développement durable pour 2030. Au niveau mondial, si les montants de l’aide publique au développement intégrant la promotion de l’égalité femmes-hommes ont été multipliés par 5 depuis 2000 (41 milliards USD en 2016), les financements exclusivement consacrés à cet enjeu demeurent, quant à eux, extrêmement faibles (4% de l’aide publique au développement bilatérale totale).

Si d’importants progrès ont été enregistrés au cours des 20 dernières années, les besoins non satisfaits des populations en matière de santé sexuelle et reproductive demeurent très importants.

De nombreux programmes d’aide dans ce secteur sont par ailleurs aujourd’hui en sursis du fait de la nouvelle politique américaine marquée par la réintroduction récente du « Global Gag Rule » ou « règle du bâillon » décidée par Donald Trump. Ce décret interdit le financement par les Etats-Unis d’organisations internationales qui proposent des services d’avortement légal et apportent une information complète en matière de santé sexuelle et reproductive.

En France, on constate un écart important entre un discours officiel fort pour promouvoir le genre et les DSSR sur la scène internationale d’une part, et la faiblesse des efforts financiers qu’elle y consent dans le cadre de son aide publique au développement d’autre part.

Il existe des raisons d’être optimiste si l’on s’en tient au dernier bilan des Objectifs du Millénaire pour le développement qui faisait état d’une baisse de 44% de la mortalité maternelle entre 1990 et 2015.

Pour autant, la situation des femmes et de leurs droits fondamentaux demeurent alarmantes :

  • Les femmes représentent près de 70% des personnes vivant avec moins d’un dollar par jour et environ 2/3 des adultes non alphabétisés.
  • Le manque d’accès aux services de planification familiale aboutit chaque année à 89 millions de grossesses non désirées dont plus d’un quart (25 millions) sont interrompues dans le cadre d’avortements à risque conduisant à 50.000 décès chaque année.
  • On dénombre 303 000 décès maternels tous les ans, soit 830 décès de femmes chaque jour du fait de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. 99% de ces décès interviennent dans les pays en développement.
  • Sur la planète, 1 fille sur 5 est mariée avant ses 18 ans. Dans les pays les moins avancés (PMA), cette proportion atteint 40%.

Pour en savoir davantage sur les questions liées aux inégalités de genre, à la promotion des droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR) et sur les moyens d’atteindre l’Objectif de développement durable n°5 (ODD 5), téléchargez la note d’analyse ci-dessous.


Documents à télécharger

Note d’analyse n°5 : inégalités de genre, droits sexuels et santé reproductive, et développement