Focus 2030
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Recensement des bases de données sur les inégalités de genre dans le monde

Publié le 21 octobre 2020 dans Faits et chiffres

À quelques mois du Forum Génération Égalité, qui aura lieu au Mexique et en France en 2021, Focus 2030 a souhaité regrouper les données essentielles portant sur les six coalitions d’action : la violence basée sur le genre, la justice économique & les droits économiques, le droit à disposer de son corps et la santé et les droits sexuels & reproductifs, l’action des femmes en faveur de la justice climatique, les technologies de l’innovation au service de l’égalité entre les femmes et les hommes et les mouvements & le leadership féministes.


Ressources transversales

  • La Banque mondiale publie de nombreux indicateurs désagrégés par sexe et sexo-spécifiques sur l’agriculture, l’éducation, la santé, le développement social ou encore la pauvreté. La base des Indicateurs de développement dans le monde contient notamment une section « Genre et parité hommes-femmes ».
    • En 1975, 70% des filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans étaient alphabétisées (84,4% des garçons et des jeunes hommes), 78,9% en 1990 (87,4% des hommes) et 90,3% en 2018 (92,9% des hommes).
    • En 2019, 25,7% des femmes et 27,6% des hommes ayant un emploi travaillaient dans le secteur agricole.
    • 1,4% des femmes et 3,4% des hommes ayant un emploi sont chefs d’entreprise.
    • 34,5% des entreprises mondiales sont détenues par des femmes.
    • En 2018, 51,9% des personnes de plus de 15 ans ayant le VIH étaient des femmes, une proportion en constante augmentation depuis 1990 où elles représentaient 44% des porteurs du virus.
    • Le taux de fécondité chez les adolescentes est passé de 86 naissances pour 1 000 filles âgées de 15 à 19 ans en 1990, à 42 naissances en 2018.
  • Equal Measures 2030 présente des données sur l’égalité de genre en lien avec les Objectifs de développement durable dans 129 pays.
    • 2,1 milliards de filles et de femmes vivent dans 67 pays qui, avec leur rythme actuel, n’atteindront pas d’ici 2030 des objectifs clés sur l’égalité de genre (accès à la contraception, éducation des filles, leadership politique, lois sur l’égalité sur le lieu de travail, et sécurité).
    • Equal Measures a également publié un supplément présentant des données en lien avec les Coalitions d’Action :
      • 13 millions de filles et de jeunes femmes de moins de 20 ans ont accouché en 2019.
      • 51 millions de femmes et de filles vivent dans des pays qui ne comptent pas une seule femme ministre au gouvernement, et plus de 650 millions de filles et de femmes dans 64 pays n’ont jamais connu de femme élue ou nommée à la tête de leur État ou gouvernement.
      • 28% des chercheurs en science, technologie, ingénierie et mathématiques sont des chercheuses.
      • 80% des personnes déplacées climatiques sont des filles et des femmes.
  • Le rapport annuel de l’OCDE sur la Coopération pour le développement comporte des profils pays dans lesquels sont présentées les données sur l’aide officielle au développement analysée selon le « marqueur genre ». Ainsi en 2018, 42% des engagements d’aide bilatérale vérifiable des pays du CAD avaient l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes pour objectif principal ou significatif.
  • Le projet Social Institutions and Gender Index de l’OCDE (2019) présente des données et fiches pays sur le niveau de discrimination dans les lois, normes et pratiques de 180 pays sur de nombreux thèmes : mariage d’enfants, héritage, travail domestique et de soin non-rémunéré, violence conjugale, droits reproductifs, accès à la terre et aux biens non-fonciers, droit du travail, participation à la vie politique, ou accès à la justice. Des données clés au niveau mondial sont résumées ici, et les données par pays sont présentées dans la base Égalité femmes-hommes, institutions et développement.
    • 16% des filles de 15 à 19 ans ont été mariées avant leur 18e anniversaire, contre 19% en 2012. À ce rythme, 100 ans seront nécessaires pour éradiquer le mariage des filles.
    • Dans 27 pays, les femmes mariées sont légalement obligées d’obéir à leur mari, et dans 16 d’entre eux elles s’exposent à des sanctions légales si elles ne le font pas.
    • 31% des femmes ont déjà subi des violences de la part de leur partenaire, 27% des femmes déclarent qu’il est justifié qu’un mari frappe ou batte sa femme dans certaines circonstances (si elle sort sans le lui dire, si elle néglige les enfants, si elle argumente avec lui, si elle refuse d’avoir des rapports sexuels avec lui ou si elle brûle la nourriture).
    • Dans 119 pays sur 180, l’accès à l’avortement est soumis à des conditions.
    • Dans 88 pays sur 180, les femmes n’ont pas le droit d’exercer certaines professions dans les mêmes conditions que les hommes et dans 24 pays elles ont besoin de la permission de leur mari ou tuteur légal pour travailler.
    • 47% de la population mondiale pense que les hommes sont de meilleurs décideurs politiques que les femmes.
    • Dans 125 pays, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de se sentir en insécurité lorsqu’elles marchent seules la nuit dans le quartier où elles vivent.


Violence basée sur le genre



  • La Global Database on Violence against Women produite par ONU Femmes présente des données statistiques et juridiques sur les violences basées sur le genre et les mesures prises par les gouvernements.
    • Dans le monde, un tiers des femmes et des filles a déjà subi des violences physiques et/ou sexuelles. Moins de 40% d’entre elles ont cherché de l’aide, et parmi celles-ci, seules 10% se sont tournées vers la police.
    • Parmi toutes les femmes victimes d’homicides en 2012, 50% ont été tuées par leur partenaire ou des membres de leur famille.
  • La Banque mondiale collecte des données sur les mesures juridiques contre les violences basées sur le genre dans 190 économies, qu’elle publie en annexe de sa publication Les femmes, l’entreprise et le droit  :
    • 31 pays n’ont pas de loi spécifique sur le harcèlement sexuel.
    • Dans 67 pays, les violences domestiques ne sont pas un crime (au sens légal du terme) et dans 56 pays, il n’existe pas de tribunal spécialisé ni même de procédure particulière pour les cas de violences domestiques.
  • L’UNICEF produit des informations sur les problématiques liées à l’enfance et aux jeunes adultes :
    • Parmi les femmes de 20 à 24 ans, 5% ont été mariées ou en concubinage avant leurs 15 ans et 20% avant leurs 18 ans (12% et 38% dans les pays les moins développés). (source)
    • Au moins 200 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales dans les 31 pays pour lesquels existent des données représentatives (34%, par rapport à 49% il y a 30 ans). Cela concerne la quasi totalité de la population féminine en Somalie (98%), en Guinée (95%) et à Djibouti (94%). Cependant, dans 23 pays sur 30, la majorité des femmes et des filles qui ont entendu parler de cette pratique pense qu’elle devrait être abolie. (source)
    • Dans un tiers des pays, au moins 5% des femmes de 18 à 29 ans ont subi des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans. (source)


Justice économique et droits économiques



  • ILOSTAT présente les données de l’Organisation internationale du Travail sur le travail, l’économie informelle, la protection sociale, les jeunes sans emploi, éducation ou formation, etc. (Page dédiée aux statistiques sur le travail des femmes à retrouver ici)
    • En 2019, les femmes représentaient 50% de la population mondiale en âge de travailler, mais seulement 39% des personnes occupant un emploi et 28% des cadres. (source)
    • En 2017, 34% des jeunes femmes de 15 à 24 ans n’étaient pas scolarisées, ni n’exerçaient d’emploi ou suivaient de formation (NEETs), contre 10% des jeunes hommes. (source)
    • En 2018, les femmes connaissaient un risque supérieur d’occuper un emploi informel dans plus de 90% des pays d’Afrique subsaharienne, 89% des pays d’Asie du sud-est et près de 75% des pays d’Amérique latine. (source)
    • Dans le monde, 21,7% des femmes en âge de travailler sont, à plein temps, prestatrices non rémunérées de soin à autrui, contre 1,5% des hommes en âge de travailler. Entre 1997 et 2012, le temps consacré chaque jour par les femmes aux tâches ménagères et aux responsabilités familiales a diminué de seulement 15 minutes, tandis que celui des hommes augmentait d’à peine 8 minutes. À ce rythme, on estime que l’écart en la matière ne sera comblé qu’en 2228, soit dans 209 ans.
    • À l’échelle mondiale, l’écart salarial entre hommes et femmes est de 18,8%.
  • Le rapport Vers un meilleur avenir pour les femmes au travail  : Ce qu’en pensent les femmes et les hommes de l’Organisation internationale du Travail et Gallup présente les attitudes des hommes et des femmes de 142 pays concernant les femmes et le travail (2016) :
    • Au niveau mondial, 29% des femmes préfèreraient occuper un emploi rémunéré, 27% préfèreraient rester à la maison et 41% préfèreraient faire les deux. Les hommes ont des souhaits semblables pour les femmes de leur famille : 28% aimeraient qu’elles occupent un emploi rémunéré, 29% qu’elles restent à la maison et 38% qu’elles aient la possibilité de faire les deux.
    • 83% des femmes et 77% des hommes estiment qu’il est acceptable pour les femmes de leurs familles de travailler à l’extérieur de leur foyer si elles le souhaitent. Dans les ménages avec enfants, ce pourcentage chute à 73% des hommes (contre 81% des hommes vivant dans un foyer sans enfant).
    • Pour 22% de la population mondiale, l’équilibre entre le travail et la famille est la principale difficulté que rencontrent les femmes de leur pays ayant un emploi rémunéré. Pour 12%, il s’agit du manque d’infrastructures d’accueil abordables pour les enfants et les parents proches, et 10% citent le traitement inéquitable des femmes et des hommes sur le lieu de travail.
  • La base de données Les femmes, l’entreprise et le droit de la Banque mondiale (2020) présente des données sur les lois et règlements qui affectent l’inclusion économique des femmes dans 190 économies. Thèmes couverts : mobilité, travail, rémunération, mariage, parentalité, entrepreneuriat, actifs, retraite.
    • En moyenne, les femmes ont seulement les trois quarts des droits reconnus aux hommes en matière de sécurité économique, évolution de carrière et équilibre entre vie professionnelle et vie de famille.
    • Là où la loi garantit un accès égal aux opportunités économiques entre les femmes et les hommes, la participation des femmes à la vie active est plus forte (même en prenant en compte d’autres facteurs tels que les niveaux de revenu, les taux de fécondité ou l’instruction des filles), les investissements dans la santé et l’éducation (pour les femmes elles-mêmes mais aussi pour la prochaine génération) sont plus élevés, les taux de maladies sexuellement transmissibles et de mortalité maternelle sont plus faibles et les taux de scolarisation des filles sont plus élevés.
    • 115 économies sur 190 garantissent un congé maternité payé de 14 semaines ou plus. Mais l’Etat gère la totalité des prestations de congé maternité dans seulement 97 pays. Et dans 38 pays, le licenciement des employées enceintes n’est pas interdit.
    • 105 économies sur 190 offrent un congé accessible aux pères, d’une durée moyenne de cinq jours. Mais seules 43 offrent un congé parental rémunéré qui peur être partagé entre le père et la mère.
    • Dans 102 pays, la loi ne prescrit pas une rémunération égale pour un travail de valeur égale.
    • Dans 43 pays, les fils et les filles n’ont pas les mêmes droits de succession quand il s’agit d’hériter des biens de leurs parents, et dans 44 pays les conjoints survivants n’ont pas les mêmes droits pour hériter des biens de leur époux décédé.
    • Dans 85 pays, les périodes d’absence pour s’occuper des enfants ne sont pas prises en compte dans les prestations de retraite.
  • Les World Values Surveys présentent les opinions des citoyens de 60 pays (pour la dernière vague) sur certains déterminants de la participation économique des femmes :
    • 43,5% des hommes et 41,7% des femmes estiment qu’un enfant en âge préscolaire souffrira si sa mère travaille.
    • 21,5% des hommes et 16% des femmes pensent qu’aller à l’université est plus important pour un garçon que pour une fille.
    • 36,9% des hommes et 26% des femmes pensent que les hommes font de meilleurs cadres d’entreprise.
    • 63,5% des hommes et 62,9% des femmes estiment qu’être une femme au foyer est aussi satisfaisant qu’occuper un travail rémunéré.
    • 36,6% des hommes et 30,2% des femmes pensent que lorsque les emplois sont rares, la priorité doit être donnée aux hommes plutôt qu’aux femmes pour un emploi.
    • 37,1% des hommes et 36,3% des femmes estiment que le fait qu’une femme gagne plus d’argent que son mari est un problème.
    • o 19,6% des hommes et 18,8% des femmes déclarent être un membre actif d’une organisation syndicale.
  • La Global Financial Inclusion Database (2017) de la Banque mondiale présente des données sur l’inclusion économique des femmes et des hommes de 140 pays :
    • 72% des hommes et 65% des femmes de plus de 15 ans possèdent un compte bancaire.
    • 52% des hommes et 45% des femmes ont mis de l’argent de côté l’année précédente. 17% des hommes et 11% des femmes ont mis de l’argent de côté pour lancer, faire fonctionner ou agrandir une exploitation agricole ou une entreprise, et 22% des hommes et 19% des femmes ont économisé en vue de leur retraite.
    • 38% des hommes et 46% des femmes déclarent ne pas pouvoir dégager de fonds d’urgence.
    • 52% des hommes et 43% des femmes possèdent une carte de débit ; 20% des hommes et 17% des femmes possèdent une carte de crédit.


Droit à disposer de son corps et santé et droits sexuels et reproductifs



  • Le STATcompiler du DHS Program présente les données des Enquêtes Démographiques et de Santé dans 90 pays : fécondité, planification familiale, santé de la reproduction, violence domestique, autonomisation des femmes, etc.
    • En 2017, le taux de mortalité maternelle s’élevait à 211 décès pour 100 000 naissances vivantes. Il était supérieur à 1 000 décès au Soudan du Sud, Tchad et Sierra Leone.
    • Entre 2013 et 2018, 81% des naissances ont été assistées par du personnel de santé qualifié, contre 64% entre 2000 et 2006.
  • Le Tableau de bord de la population mondiale du Fonds des Nations unies pour la population présente des données sur la fécondité, la santé sexuelle et reproductive, ou encore la part des femmes dans la population :
    • Parmi les femmes âgées de 15 à 49 ans, 49% utilisent une quelconque forme de contraception (moderne ou traditionnelle), dont 63% de celles qui sont mariées ou vivent en concubinage. 45% des femmes utilisent une méthode moderne, dont 57% des femmes mariées ou en concubinage.
    • A travers le monde, 9% des femmes en âge reproductif (15-49 ans) rapportent un besoin en planning familial non satisfait, et 11% de celles qui sont mariées ou vivent en concubinage.
  • Les World Values Surveys présentent les opinions des citoyens de 60 pays (pour la dernière vague) sur l’avortement :
    • 37,6% des hommes (37,7% des femmes) estiment qu’il n’est jamais justifiable d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse, 9,9% estiment que c’est toujours justifiable (10,6% des femmes) et 49,7% se situent entre les deux (49,4% des femmes).


Action des femmes en faveur de la justice climatique



  • La base de données Genre et le Droit à la Terre de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture présente des statistiques liées à la terre et son appropriation par les femmes et les hommes. Les données devraient être actualisées prochainement.
    • Sur la période 1990-2011, les femmes représentaient en moyenne 43% de la force de travail agricole, mais seulement 15% des propriétaires d’exploitations.
  • Le Gender Climate Tracker de la Women’s environment & development organization présente des données et analyses sur la participation de femmes à la diplomatie climatique et sur la prise en compte d’une perspective de genre dans les plans d’action sur le climat.
    • Lors de la 24e Conférence des Parties (COP 24) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en 2018, environ 40% des délégués nationaux et 30% des chefs de délégations étaient des femmes. En 2008, elles étaient respectivement 32% et 15% : à ce rythme, la parité sera atteinte en 2042. Les femmes restaient, en 2018, sous-représentées dans les délégations de nombreux pays, en particulier dans les postes à responsabilités et dans les délégations des pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques.
    • Les contributions déterminées au niveau national (CDN) incarnent les efforts déployés par chaque pays pour réduire ses émissions nationales et s’adapter aux effets du changement climatique. L’analyse des CDN de 190 pays révèle que seules 64 contiennent une référence aux femmes ou au genre. Parmi celles-ci, plusieurs ne mentionnent le genre que dans le contexte plus large de leur stratégie de développement durable, et non leurs politiques climatiques. Sur les 64 pays qui mentionnent les femmes ou le genre dans leur CDN, 34 caractérisent les femmes comme un groupe vulnérable, 15 font référence à leur rôle en tant que décideuses ou parties prenantes pour les décisions relatives au changement climatique, et seules 6 désignent les femmes comme agentes ou autrices de changement.
  • Les World Values Surveys interrogent les hommes et les femmes de 60 pays (pour la dernière vague) sur leur appartenance à différentes organisations :
    • 20,1% des hommes et 19,5% des femmes déclarent être un membre actif d’une organisation environnementale.


Technologies et innovation au service de l’égalité entre les femmes et les hommes



  • L’UNESCO présente des données sur l’éducation, la science, la culture et la communication.
    • Base de données Les femmes et la science : moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes.
    • Rapport Je rougirais si je pouvais : réduire la fracture numérique entre les genres par l’éducation :
      • 17,5% de la main d’œuvre du secteur des technologies sont des femmes.
      • Les hommes ont environ quatre fois plus de chances que les femmes d’être dotés de compétences avancées comme la programmation.
      • Dans l’ensemble des pays du G20, à peine 7% des personnes qui déposent des brevets liés aux technologies de l’information et de la communication sont des femmes.
      • Selon les recruteurs d’entreprises technologiques de la Silicon Valley, le vivier des candidats à des postes techniques dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA) et de la science des données compte moins de 1% de femmes.
      • 36,2% des inscrits dans les filières des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) et 29,2% dans la filière des technologies de l’information et de la communication sont des étudiantes.
      • Les femmes n’occupent que 24% de l’ensemble des emplois du secteur du numérique.
      • 6% des développeurs de logiciels et d’applications mobiles dans le monde sont des femmes.
  • La GSM Association publie des données sur l’usage de téléphones mobiles par les femmes et les hommes :
    • Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les femmes sont 10% moins susceptibles de posséder un téléphone mobile que les hommes, et 26% moins susceptibles d’utiliser internet sur un téléphone mobile. La raison principale est le coût associé à la possession d’un téléphone mobile.
    • Éliminer ces écarts entre les hommes et les femmes permettrait aux opérateurs mobiles de générer l’année suivante un chiffre d’affaires supplémentaire de 15 milliards de dollars américains.
    • 73% des activités du secteur de l’hébergement et de la restauration, qui emploie une forte proportion de femmes, sont susceptibles d’être automatisées. Inversement, l’éducation, la santé et le travail social, qui sont très féminisés, présentent un plus faible risque d’automatisation du fait des interactions personnelles que ces activités impliquent.
  • La Global Financial Inclusion Database (2017) de la Banque mondiale présente des données sur l’usage des technologies digitales pour des motifs économiques dans 140 pays :
    • 56% des hommes et 49% des femmes de plus de 15 ans ont effectué ou reçu un paiement digital dans l’année précédente.
    • 6% des hommes et 3% des femmes de plus de 15 ans possèdent un compte bancaire par téléphonie mobile.


Mouvements et leadership féministes



  • Bases de données de l’Union Interparlementaire sur les femmes parlementaires, ministres et occupant les plus hautes fonctions de leur gouvernement, sur les forums de femmes parlementaires et les quotas électoraux.
    • En 2020 à travers le monde, 24,9% des parlementaires, 20,5% des présidents de parlement, 20,5% des vice-présidents de parlement, 6,6% des chefs d’État et 6,2% des chefs de gouvernement sont des femmes.
  • La Gender quotas database de l’International Institute for Democracy and Electoral Assistance présente les législations relatives aux quotas électoraux par pays. Le rapport Social Institutions and Gender Index 2019 de l’OCDE résume ces données au niveau mondial :
    • Sur 180 pays et territoires, 104 ont instauré des quotas, sièges réservés et autres mesures pour promouvoir la représentation des femmes parmi les élus politiques au niveau national et 93 au niveau local. 47% de la population mondiale pense que les hommes font de meilleurs responsables politiques que les femmes.
    • En 2014, seulement 0,5 % (192 millions de dollars des États-Unis) de l’aide consacrée à l’égalité entre les sexes ont été versés aux organisations de défense des droits des femmes du Nord et du Sud, contre 1,2 % en 2011. 92% des fonds destinés à la réalisation de l’égalité des sexes sont allés à des ONG internationales ou à des ONG du pays donateur, contre seulement 8 % aux ONG des pays en développement.
    • Les femmes ont été indispensables à l’avancement des droits de la personne dans le monde entier mais, en raison de la manière dont certains aspects de leur identité et de leurs actions sont perçus, elles restent systématiquement marginalisées et victimes de discrimination et d’actes de répression.
    • Entre 20% et 35% des membres d’institutions nationales de dialogue social, comme les conseils économiques et sociaux, les commissions tripartites et les comités consultatifs du travail étaient des femmes en 2018.
  • Les World Values Surveys interrogent les hommes et les femmes de 60 pays (pour la dernière vague) sur leur appartenance à différentes organisations :
    • 2,7% des hommes et 8,6% des femmes déclarent être un membre actif d’une organisation féministe.


Éducation

    • L’eAtlas de l’inégalité des sexes dans l’éducation : 15 millions de filles âgées de 6 à 10 ans ne mettront jamais les pieds dans une classe, contre environ 10 millions de garçons, si les tendances actuelles se poursuivent.
    • La feuille d’informations no. 56 (en anglais) présente des données sur les enfants non scolarisés. Par exemple :
      • En 2018, 9% des filles et 7% des garçons en âge de fréquenter l’école primaire étaient non scolarisés, contre 12% et 18% en 2000.
      • Pour les enfants en âge de fréquenter le premier cycle et le second cycle du secondaire, la même proportion de filles et de garçons ne fréquentent pas l’école (16% et 35%, respectivement).
      • Des inégalités persistent à tous les niveaux scolaires dans certaines régions et pays. L’écart le plus grand entre filles et garçons est constaté en Asie centrale, tant au niveau primaire que secondaire.
    • Le rapport Je rougirais si je pouvais présente les disparités dans l’enseignement supérieur : les filles et jeunes femmes sont surreprésentées dans les filières de l’enseignement (elles représentent 70,2% des étudiants), de la santé et du bien-être (68,9%), des arts et lettres (61,7%), des sciences sociales (61,3%) et des sciences naturelles (56,2%). À l’inverse, elles sont minoritaires dans les filières des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (36,2%), et des technologies de l’information et de la communication (29,2%).

Documents à télécharger

Social Institutions & Gender Index - OCDE

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