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Les épidémies (sida, ébola, rougeole, tuberculose) : un défi reconnu par les français·e·s

Publié le 3 juillet 2019 dans Sondages

Après les dégradations de l’environnement (citées par 52% des français·e·s), le terrorisme (cité par 42% des français·e·s), l’accroissement des inégalités (cité par 32% des français·e·s), et les flux migratoires (cités par 31% des français·e·s), les grandes épidémies (sida, ébola, rougeole, tuberculose) (citées par 17% des français·e·s) arrivent à la septième place du classement des plus grands défis auxquels l’Humanité fait face aujourd’hui (quasiment ex aequo avec la croissance démographique).

Dans cette question, les problématiques liées aux épidémies (sida, ébola, rougeole, tuberculose) rentrent en concurrence avec des thématiques très abondamment discutées dans l’espace public (environnement, terrorisme, inégalités, phénomènes migratoires). À noter cependant que les français·e·s placent les défis sanitaires liés aux grandes épidémies comme étant plus importants que le pouvoir des multinationales (15%), les crises financières à venir (12%), le populisme (10%), ou les conflits entre les grandes puissances (9%).

Ces résultats dénotent un degré de sensibilisation sur les enjeux de santé (sida, ébola, tuberculose) relativement important, suffisamment pour que les français·e·s les considèrent comme des enjeux plus préoccupants que des grands bouleversements économiques, technologiques, géopolitiques (poids des multinationales, populisme, nouvelle crise financière, conflits entre grandes puissances, etc.).

Une sensibilisation particulière chez les jeunes, les français·e·s aux revenus modestes, les sympathisant·e·s de droite ou de gauche et les moins diplômé·e·s.

La sensibilisation à l’égard des épidémies (sida, ébola, rougeole, tuberculose) est davantage signifiée par les moins de 25 ans (21%) que par la moyenne des français·e·s (17%). Cette sensibilisation décroît progressivement à mesure que l’âge des répondant·e·s augmente.

De la même manière, les plus jeunes sont davantage sensibilisés par les questions relatives à la faim dans le monde, tandis que les préoccupations des répondant·e·s plus âgé·e·s se concentrent sur le problème des flux migratoires.

Plus les français·e·s déclarent disposer de revenus élevés et moins elles·ils sont nombreux·ses à hiérarchiser les épidémies (sida, ébola, rougeole, tuberculose) parmi les plus grands défis auxquels l’Humanité fait face aujourd’hui.

Peut-être doit-on voir chez les plus aisé·e·s (souvent parallèlement aussi les plus éduqué·e·s) une certaine confiance dans la capacité de l’Humanité à trouver des solutions à ces épidémies dans un temps proche. Leurs préoccupations sont davantage concentrées sur d’autre défis tels que « la croissance démographique », « les conflits entre les grandes puissances » ou « la montée du populisme ».

Le fait est que la différence observée sur cette question, entre celles et ceux qui gagnent moins de 30 000€ par an et celles et ceux dont les revenus sont au-delà, souligne chez les plus aisé·e·s, une sensibilisation plus relative aux enjeux que représentent les grandes épidémies à l’échelle du monde, dont les conséquences en termes de mortalité, sont principalement localisées dans les pays les plus pauvres.


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