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7ème Reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Publié le 25 juillet 2022 dans Actualités , modifié le 2 août 2022

Du 19 au 21 septembre 2022, se tiendra à New York la 7ème conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Cette réunion vise à mobiliser au moins 18 milliards de dollars de la part de la communauté internationale afin de préserver 20 millions de vies entre 2024 et 2026, en réduisant le taux de mortalité du VIH, de la tuberculose et du paludisme de 64 % à l’horizon 2026 et en renforçant les systèmes de santé des pays dans lesquels le Fonds mondial intervient.

L’implication de la France, en tant que pays du G7, second bailleur historique du Fonds mondial, et hôte de la précédente conférence en 2019, est cruciale pour l’atteinte de l’objectif.

Quelles promesses de dons le Fonds mondial a-t-il réussi à mobiliser jusqu’à présent ? Quelles sont les attentes des acteurs de la société civile ? Retrouvez ci-dessous un ensemble de ressources pour tout savoir sur les enjeux de cette conférence.



Quels donateurs ont répondu à l’appel jusqu’à présent ?

Cette campagne de reconstitution des ressources vise à mobiliser au moins 18 milliards de dollars pour la période 2024-2026, soit une hausse de 29 % par rapport à la période 2021-2023. Cette hausse des ressources nécessaires s’explique par la stagnation ou le recul dans la lutte contre les trois maladies durant la pandémie de Covid-19.

Les États-Unis, qui accueilleront la conférence de reconstitution au mois de septembre, ont été les premiers à annoncer une promesse de don qui devrait atteindre 6 milliards de dollars sur trois ans (+28 %). En vertu de la loi américaine, la contribution des États-Unis ne peut dépasser le tiers de la somme de toutes les autres contributions : les autres donateurs devront également majorer leurs contributions pour maximiser l’apport des États-Unis.

Depuis, d’autres pays tels que l’Allemagne, le Luxembourg et la Suède ont également signalé leur intention d’augmenter leurs contributions. Ils ont été rejoints par des acteurs du secteur privé tels que Comic Relief US et Goodbye Malaria.



Quelles sont les recommandations des acteurs de la société civile ?

Partout sur la planète, les acteurs de la société civile se mobilisent pour inciter les bailleurs de fonds, au premier rang desquels les gouvernements, à augmenter leurs contributions pour, au moins, atteindre le seuil des 18 milliards de dollars et ainsi #LutterPourCeQuiCompte.

Amanda Dushime, activiste burundaise née avec le VIH, exhorte la France, dans une lettre ouverte au Président, à donner l’impulsion nécessaire en augmentant sa participation financière.

« Il est urgent d’agir » : Aides, les Amis du Fonds Mondial Europe, Impact Santé Afrique, Coalition PLUS, Action Santé Mondiale, Sidaction et Esprit d’Ébène ont lancé un appel à la solidarité des pays francophones porté par plus de 200 personnalités. Un mini-site permet de signer l’appel à l’action.

Les ONG du Collectif Santé Mondiale appellent la France à « faire plus pour la santé mondiale » en augmentant sa contribution d’au moins 30 % au Fonds mondial. « La France sera-t-elle au rendez-vous ? », interroge Action Santé Mondiale, qui souligne trois raisons pour lesquelles elle devrait l’être.

Pour Equipop, « La lutte contre le sida doit être féministe ! ». L’ONG a rendu public un document de recommandations sur les leviers à activer, en particulier par la France, pour porter un agenda féministe dans la lutte contre le VIH/sida.

Dans une note de position, ONE souligne que cette contribution devrait ainsi atteindre 1,685 milliards d’euros pour les trois prochaines années. L’ONG rappelle également tout ce qu’il faut savoir sur le paludisme ainsi que sur la lutte contre le sida et invite les citoyen·ne·s à ajouter leur nom à l’appel.

À l’occasion de la conférence de reconstitution, AIDES a publié un hors-série de son magazine REMAIDES dédié à la lutte contre le VIH/sida en Côte d’Ivoire. A l’occasion de la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, l’ONG demande à la France de contribuer à sa juste mesure à la lutte internationale contre le VIH.


Les Français·es soutiennent une plus grande implication de la France dans la lutte contre les trois maladies

En juin 2022, Focus 2030 et ses partenaires du Development Engagement Lab ont sondé les Français·es quant à leurs opinions concernant une plus grande implication de la France dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il s’avère que 41 % estiment que la France devrait augmenter sa contribution au Fonds mondial.



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